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Municipales, régionales 2018 en Côte d’Ivoire : Sangaré pose ses conditions

Aboudramane Sangaré conditionne sa participation aux prochaines élections par une réforme de la CEI en place depuis 2009.

A l’approche des municipales et des régionales 2018 en Côte d’Ivoire, les opposants sont de plus en plus nombreux à poser à des préalables avant la tenue de ces élections cruciales pour la présidentielle de 2020. Aboudramane Sangaré, chef de file de l’aile radicale du FPI n’entend pas manquer ces grands rendez-vous électoraux, une participation que l’opposant politique ivoirien conditionne toutefois.

Le rendez-vous des élections municipales et régionales 2018 en Côte d’Ivoire sera un virage crucial pour la présidentielle prévue pour 2020. Pour mieux s’implanter avant la tenue du prochain scrutin présidentiel, l’opposition ivoirienne multiplie les démarches en vue d’une concession autour de la composition de la CEI. Lors d’une rencontre entre Affi N’Guessan et Henri Konan Bédié, le président du Front populaire ivoirien avait appelé le gouvernement à se pencher sur la question de la réforme de la CEI dirigée depuis 2009 par Youssouf Bakayoko, un proche du PDCI. Mais la composition actuelle de la commission électorale ne réjouit pas du tout les opposants ivoiriens. A l’instar de la société civile qui a récemment proposé une réforme de la CEI, Aboudramane Sangaré, le chef de file de l’aile radicale du FPI a également appelé le gouvernement à mettre en place une nouvelle commission électorale qui pourrait faire l’unanimité au sein de toute la classe politique ivoirienne. L’actuel commission en place est uniquement composée de représentants de partis politiques en Côte d’Ivoire, tel que le prévoyait les accords de Ouaga signé avant la tenue de la présidentielle de 2010. Si Aboudramane Sangaré avait boycotté de nombreux scrutins sous l’ère Ouattara, le représentant de la tendance Gbagbo ou Rien (GOR) compte participer aux élections municipales, régionales et même sénatoriales de 2018 en Côte d’Ivoire. Mais l’opposant politique ivoirien appelle d’abord à ‘‘l’ouverture d’un dialogue politique pour l’organisation de scrutins justes et transparents’’. En ligne de mire de ce dialogue politique qu’il souhaite, la réforme de la CEI et bien sûr la révision du fichier électoral avant la tenue des prochains scrutins au pays.

Réforme de la CEI, possible ou pas ?

L’actuelle commission électorale ivoirienne composée de représentants de partis politiques ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique. Plusieurs membres de l’ancien régime gardent un mauvais souvenir de l’équipe actuelle, comme l’a récemment indiqué un proche d’Aboudramane Sangaré : ‘‘C’est l’homme (Youssouf Bakayoko, ndlr) par lequel tous les malheurs de la Côte d’Ivoire sont arrivés’’, déclarait Boubacar Koné, le porte-parole de l’aile radicale du Front Populaire Ivoirien. Selon l’opposition ivoirienne, le départ de l’actuel président de la CEI est un préalable à la transparence des prochains scrutins qui auront lieu au pays. Mais cette réforme tant évoquée par les opposants politiques n’est pas encore à l’ordre du jour chez le gouvernement ivoirien. A défaut d’un départ de Youssouf Baya défaut d’un départ de Youssouf Bayayoko, l’opposition ivoirienne pourrait néanmoins avoir gain de cause pour ce qui est de la révision de la liste électorale.

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