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Affaire Maëlys : l’avocat de Nordahl Lelandais jusqu’au bout de son rôle

L’affaire Maëlys de Araujo a connu un revirement spectaculaire la semaine dernière quand le principal suspect, Nordahl Lelandais, est passé aux aveux.

Affaire Meurtre Petite Maelys

Alors qu’il s’était jusque-là terré dans un silence intenable pour les parents de la victime, Nordahl Lelandais avait décidé de s’alléger la conscience. Ce boulet qu’il traînait depuis des mois, il a été obligé de s’en débarrasser quitte à confirmer les charges qui pesaient sur lui. Le mercredi 14 janvier il avait demandé à être entendu par le procureur en charge de son dossier.

Après les aveux du crime de la petite Maëlys, il a conduit les gendarmes sur les lieux de son crime. Les restes de la petite fille de 8 ans ont été retrouvés grâce à ses indications, permettant ainsi à l’enquête de faire un grand bond en avant. Comme s’il s‘était enfin débarrassé d’un poids qui l’a écrasé pendant des mois, Nordahl Lelandais est tombé dans une crise de dépression aiguë. Il a dû être hospitalisé, selon son propre souhait, pour être consulté par des psychologues et des médecins psychiatres. Pour éviter que le meurtrier présumé de Maëlys s’en tire à bon compte en se suicidant, des mesures ont été mises en place pour le surveiller 24h/24. Toujours en observation en unité psychiatrique, Nordahl Lelandais ne se sentirait pas mieux. Pourtant il doit être auditionné ce jeudi 22 février pour livrer l’intégralité de ce qu’il sait. Au regard de sa santé précaire, si besoin en étant, les juges en charge du dossier se rendraient à l’hôpital pour l’y interroger. De son côté, alors que tous les soupçons sont désormais confirmé contre Nordhal Lelandais, Me Alain Jacubowicz continue de prendre la défense de son client. Il ne s’agit pas cette fois de plaider des circonstances atténuantes, mais de faire passer Nordahl Lelandais pour une victime de la presse et d’une justice trop empressée et émotive. Ce matin, devant les caméras de BFMTV, Me Alain Jacubowicz n’aurait pas fait avancer le dossier. Pendant que les observateurs attendaient des révélations de taille de la part de l’avocat, ils n’auraient eu droit qu’à un oral sans valeur ajoutée.

Nordahl Lelandais craque psychologiquement

Nordahl Lelandais s’est confié aux enquêteurs le mercredi 14 février pour leur avouer son crime. Comme pour se décharger d’un lourd secret trop longtemps contenu, l’ancien militaire a ouvert les vannes de sa conscience. Cet effort moral a visiblement eu des séquelles sérieuses puisque l’homme est interné depuis le vendredi dernier. Il est régulièrement suivi par des psychologues et des médecins psychiatres au centre pénitencier de Saint-Quentin-Fallavier en Isère. L’on dit de lui qu’il a totalement craqué après avoir délivré ses aveux. L’on parle alors, volontiers, de crises post-aveux sévères. Sa mère, qui est allée le voir, à la demande du détenu lui-même, rapporte que son fils souffre de tremblements, de crise de sueur et d’angoisse. Malgré la visite de sa mère, qui était censée être un réconfort pour lui, Nordahl Lelandais ne serait pas sorti d’embarras. La plus part des habitants de la région de Chambéry pensent que l’individu s’est inventé un subterfuge pour fuir la justice. En inventant la crise de dépression, et au pire la folie, le meurtrier pourrait bénéficier de circonstances atténuantes. Une autre partie des observateurs estiment que cette crise n’est que le résultat du verbalisme et des réprimandes de sa conscience. La censure du surmoi s’appliquerait avec la dernière énergie. Enfin, un autre groupe d’internautes y voient la réalisation des prédictions des familles de victimes qui ont juré que les âmes de leurs proches hanteraient nuit et jour Nordahl Lelandais. En tout cas le meurtrier présumé serait surveillé 24h/24 pour ne pas lui donner l’occasion de se suicider. Les familles de victimes auraient obtenu qu’on vérifie sa cellule toutes les quarante-cinq minutes. Il devrait, sous peu, dévoiler tous les secrets qu’il garde encore et surtout répondre d’autres crimes qu’il aurait commis, comme celui du soldat Arthur Noyer.

Me Alain Jacubowicz remet en cause une pièce à conviction

Les déclarations de Me Alain Jacubowicz est passé ce mardi sur les antennes de la chaîne BFMTV. Depuis hier, cet entretien avec le journaliste Jean-Jacques Bourdin était annoncé avec enthousiasme. Pour la première fois, officiellement, l’avocat s’exprimait sur les récents aveux de son client, interné depuis vendredi dans un centre psychiatrique de la région de Lyon. Cette interview a eu lieu ce matin aux environs de 8h30, heure locale. Bien évidemment, l’on attendait que Me Alain Jacubowicz s’exprime sur l’hospitalisation de son client et surtout sur ses aveux fracassants. Au lieu d’un plaidoyer pour atténuer le sort de son client, l’avocat aurait plutôt opté tantôt pour le silence tantôt pour la contre-attaque. Me Alain Jacubowicz a commencé d’abord par détruire une des preuves à conviction de l’enquête. Il s’agit du fameux cliché sur lequel l’on verrait la frêle silhouette de la petite fille. Cette photo a été prise par les caméras de surveillance, en cette nuit du 27 août 2017. La voiture de Nordahl Lelandais a été aperçue avec une petite forme à l’avant. Cette silhouette qui portait une robe blanche, ressemblait à celle d’une petite fille. Les enquêteurs ont alors conclu que c’était bien Maëlys de Araujo que Nordahl Lelandais transportait ainsi. Sur les antennes de BFMTV ce matin, Me Alain Jacubowicz a affirmé que la photo n’était pas assez explicite pour conclure en la présence de la petite fille dans le véhicule de son client. « On ne voit rien » aurait-il protesté quand le journaliste a évoqué la pièce à conviction. L’avocat nagerait donc à contre-courant de tous les témoignages et expertises réalisées jusqu’ici. Les parents de Maëlys de Araujo avait indiqué que c’était bien leur fille sur le cliché. Les enquêteurs à leur tour ont conclu que cette ombre ne pouvait qu’être Maëlys en considérant son signalement cette nuit-là. En revanche ce qui est sûr c’est que Nordahl Lelandais était bien au côté d’une compagnie féminine. Après avoir remis en question la preuve de la photo, l’avocat de Nordahl Lelandais a pointé du doigt la presse qui serait responsable d’un emballement trompeur.

La presse a entravé le bon déroulement de l’enquête

Au micro de Jean-Jacques Bourdin, Me Alain Jacubowicz n’a pas été du tout tendre avec la presse. Celle-ci serait en grande partie responsable de la tournure que prennent les événements. La presse poussait aurait poussé, inexorablement, son client à la faute en inventant certaines preuves, en falsifiant d’autres. Depuis le début de cette affaire, les médias auraient altéré les faits au point d’entraver le bon déroulement du procès. Au sujet de la presse, l’avocat affirme : « On pollue l’enquête. (…). Le rôle de la presse est de rendre compte, pas de fabriquer de l’information, pas d’auditionner les témoins. C’est à la justice d’auditionner les témoins, pas aux journalistes. Que les journalistes fassent leur travail. ». Me Alain Jacubowicz pointe du doigt, en effet, l’empressement avec lequel la presse s’occupe du dossier Nordahl Lelandais. Les presses locales et nationales ne retranscriraient pas objectivement les informations. Elles auraient pris fait et cause pour les parents de victime au détriment flagrant de son client. Cette impartialité pourrait se traduire par un traitement, très émotionnel, des informations judiciaires. Effectivement, il y a eu des cas, notamment aux Etats Unis, où la presse a influencé la décision de la justice. En invitant l’émotion dans des affaires de justice, la presse pourrait créer une certaine haine envers l’accusé. Ce qui pourrait emmener les juges à être compatissants envers les victimes au lieu de faire leur travail en tout professionnalisme. C’est sans doute pour prévenir ces amalgames que Me Alain Jacubowicz tire la sonnette d’alarme. En matière de justice les sentiments populaires n’ont pas leur place, seuls compte le droit et les faits. Si Nordahl Lelandais a bien avoué qu’il a donné la mort à Maëlys de Araujo, l’on ne comprend plus pourquoi Me Alain Jacubowicz s’entête à s’attaquer aux preuves et à la presse.
*Nordahl Lelandais aurait menti pour se protéger
Pendant des mois, le principal suspect, Nordahl Lelandais, a rejeté en bloc toutes les accusations en son encontre. Que ce soit dans l’affaire Maëlys ou dans celle d’Arthur Noyer, le maître-chien n’a jamais concédé une seule affirmation des enquêteurs. S’il ne se refugiait pas dans le silence total, il se disculpait de toutes accusations. Finalement il passe à la table le mercredi 14 février pour confirmer les soupçons de la justice. C’est sans doute les découvertes primordiales de la gendarmerie qui l’ont poussé à cracher le morceau. De fait, les experts en tâches de sang avaient réussi à identifier, formellement, le sang de Maëlys dans le coffre de la voiture de Nordahl Lelandais. Le suspect a visiblement changé de stratégie pour faire face aux nouvelles preuves accablantes. Me Alain Jacubowicz est revenu sur cet épisode en prenant la defense de son client. Dans des propos, qui auraient scandalisé plus d’uns, l’avocat affirme que Nordahl Lelandais a menti tout ce temps pour se protéger. Le mensonge serait une stratégie de defense en matière de justice. C’est pour cela il affirme que « Le mensonge fait partie des axes de droit ». Il pense qu’on peut mentir à la justice, à ses risques et périls. Comme pour dire que c’est un jeu du fifty-fifty. Soit on perd, soit on gagne avec cette stratégie que l’on découvre visiblement. Me Alain Jacubowicz va, entre outre, présenter son client sous un jour acceptable. « Je n’ai pas rencontré un monstre mais j’ai rencontré un homme » a-t-il répondu à tous ceux qui tentent de le faire passer pour l’avocat du diable. Il n’est pas question, pour lui d’humaniser Nordahl Lelandais à coup d’angélisme lexical. Non plus, il n’est pas question de le faire passer pour Mr Jekyll and Hyde. Le meurtrier serait un homme normal comme tout le monde, animé de sentiments et d’émotions. L’image de monstre que tenterait de lui coller la presse, serait donc à déconstruire.

L’avocat exprime sa compassion pour les parents de victimes

Au cours de cette interview, Me Alain Jacubowicz a fait un clin d’œil aux familles de victimes. Il s’agit bien évidemment des familles des victimes Maëlys de Araujo et Arthur Noyer. « Je comprends la souffrance des familles de Maëlys et Arthur Noyer. » a-t-il déclaré sur BFMTV. Il fait aussi allusion aux récents messages des parents de victimes, particulièrement durs envers Nordahl Lelandais. Ces messages appelaient le meurtrier présumé à abréger la souffrance des familles en rompant définitivement le silence. Bien que Nordahl Lelandais a avoué avoir tué Maëlys et a montré où son corps était enterré, il n’a pas encore tout dit. Il reste à savoir comment il a opéré pour lui donner la mort, où il l’a emmené, ce qu’il a fait d’elle avant de lui donner la mort. Plus important encore, les familles ainsi que les procureurs voudraient savoir si c’était un meurtre accidentel, comme il le clame, ou un crime prémédité. Il doit aussi situer les parents du jeune militaire Arthur Noyer assassiné à Chambéry. Son portable avait borné au même endroit que celui de la victime. Des témoignages établissent aussi que Nordahl Lelandais a été aperçu dans la même discothèque le soir du meurtre. Il aurait fait des avances au jeune soldat de 24 ans. Pour toutes ces raisons, les familles Noyer et Araujo veulent voir Nordahl Lelandais tout avoué ce jeudi 22 février comme convenu par les juges. Pour répondre à toutes ces préoccupations, l’avocat affirme que son client pourra s’exprimer quand les médecins auront décidé qu’il est apte à le faire. Malheureusement, tout le monde craint la crise de démence. Cette option risque d’enterrer à jamais la vérité sur ces crimes et tous les autres dont on l’accuse.

L’avocat n’aurait rien dit de bon

Après l’interview accordée à BFMTV, Me Alain Jacubowicz aurait laissé l’opinion nationale et internationale sur leur faim. Alors qu’on attendait des réponses tranchées, l’avocat aurait offert des propos creux. Rien de tout ce qu’il a dit ne situerait personne sur l’avenir de ce procès. Les principales questions de ce dossier, resteraient toujours en suspens. Me Alain Jacubowicz n’aurait rien dit sur la santé de son client, sur les détails de la mort de la petite Maëlys, sur l’audition de ce jeudi, sur le cas Arthur Noyer. Visiblement, l’avocat n’est pas plus bavard que son client. Face à Jean-Jacques Bourdin, Me Alain Jacubowicz serait resté vague. A la question de savoir quand son client pourrait repasser devant les enquêteurs, il a répondu que ce n’était pas de son ressort de le savoir. Tout dépendrait des médecins qui traitent en ce moment son client. La réaction de l’avocat a eu le don d’agacer la presse qui voulait beaucoup plus d’informations. L’on souligne son manque de professionnalisme et sa mauvaise foi sur les bords. Certains ne comprennent pas pourquoi des hommes de droits pourraient prendre la defense de criminels comme Nordahl Lelandais, Abdelkader Merah, Salah Abdeslam ou encore Jonathan Daval. Il y aurait, selon eux, des personnes indéfendables. D’un autre côté, des experts en droit, se répartissaient des considérations émotionnelles, affirment qu’on peut défendre quelqu’un sans être un défenseur de sa cause. Ce qui sous-entend qu’on est toujours l’avocat d’un homme quel que soit le crime commis. C’est un principe de droit qui ne souffre d’aucune contestation puisque toute entorse pourrait conduire à de graves injustices. Sans avocat, un présumé coupable pourrait par exemple être condamné parce qu’il a été soumis à la vindicte populaire alors qu’il est innocent.

Une audition aura lieu ce jeudi le 22 février

Tout le monde est pendu à la nouvelle audition prévue pour ce jeudi 22 février. Le lieu est encore inconnu puisque le meurtrier présumé est en hôpital psychiatrique depuis quatre jours. Les juges en charge du dossier ont toutefois précisé qu’ils se déplaceraient au centre pénitencier de Saint-Quentin-Fallavier pour y auditionner Nordahl Lelandais s’il est en incapacité de se déplacer. Son avocat a été clair, il revient aux médecins de décider si son client est apte ou pas à faire face aux enquêteurs ce jeudi. Ce qui signifie que la dernière décision ne revient pas aux juges mais aux médecins. Nordahl Lelandais ne pourrait pas être entendu si son état ne s’y prête pas. Pourtant, l’heure presse et il faut absolument que le dossier Maëlys soit refermé pour qu’un autre soit ouvert. Même si les gendarmes sont en train d’exploiter les restes de Maëlys pour faire éclater la vérité, le témoignage du meurtrier présumé est capital. Seul Nordahl Lelandais pourrait éclairer l’opinion sur ses intentions cette nuit-là et ce qui s’est réellement passé. Il n’y a pas que les parents de la petite fille de 8 ans qui attendent qu’il se remette vite sur pieds. Il y a aussi les parents du soldat Arthur Noyer mort en avril dernier. Nordahl Lelandais est aussi mis en examen pour ce crime dont l’enquête piétine. Les parents d’Arthur Noyer rêvent de voir le dossier de leur fils avancé comme celui de la petite Maëlys. Le jeudi sera peut-être une date fatidique dans la résolution définitive des meurtres de Maëlys et d’Arthur Noyer. Peut-être aussi se confiera-t-il sur les autres crimes dont on l’accuse depuis des mois.

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