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Cameroun : une attaque de Boko Haram fait 5 morts dans l’extrême nord

La secte islamique Boko Haram n’est toujours pas prête de passer pour un souvenir lointain.

Le groupe terroriste nigérian, défait par la coalition Niger/Tchad/Nigéria/Cameroun a opté pour une stratégie d’usure. Depuis le début de l’année, les djihadistes nigérians harcèlent sans cesse l’armée Cameroun en faisant au passage d’énormes dégâts matériels et humains.

Une nouvelle attaque de Boko Haram dans l’extrême nord du Cameroun a fait 5 morts cette nuit. Cette attaque a eu lieu dans la petite localité d’Assigachia dans le département de Mayo-Tsanaga. Cet autre assaut confirme bien que le groupe terroriste a adopté une nouvelle stratégie : la guerre asymétrique.

Assigachia frappé par Boko Haram

Dans la nuit de ce mardi au mercredi 20 et 21 février 2018, le groupe islamique Boko Hamara a encore frappé l’extrême nord du Cameroun. Cette attaque a eu lieu dans la petite ville d’Assigachia, dans le département de Mayo-Tsagana. Un témoin des faits, Mahamat Abba a indiqué que l’assaut a été lancé, par les terroristes, aux alentours de 21 heures. Cet assaut surprise aurait été très fulgurant et fortement sauvage. Boko Haram est connu pour ces intrusions éclairs particulièrement meurtrières. En général, la secte islamiste applique la technique de la terre brûlée. Après son passage tout part en fumée, et la désolation s’installe. Dans la petite localité d’Assigachia, les djihadistes n’auraient pas manqué de perpétuer leur triste réputation.

Cinq personnes tuées, des blessés et des pertes matérielles

« Dans la nuit de mardi à mercredi, aux alentours de 21h (20h GMT), plusieurs membres de Boko Haram armés, ont attaqué la localité d’Assigachia. Ils ont tiré sur la population…Cinq personnes ont été tuées et cinq autres blessées. », a confié Mahamat Abba, un habitant de la petite ville. Les terroristes ont contraint les populations à fuir leurs maisons pour se réfugier dans les collines et la brousse environnante. Les islamistes ne se seraient pas arrêtés à cette barbarie. Ils auraient incendié plusieurs maisons et auraient emporté du bétail appartenant aux villageois. L’armée camerounaise serait arrivée sur les lieux bien longtemps après que Boko Haram se soit fondu dans la nuit.

Une région prisée par les djihadistes

Cette région subit régulièrement les assauts meurtriers de la secte islamique depuis que celle-ci a décidé de prendre pour cible le Cameroun. Depuis le début de l’année 2018, l’on note déjà au moins 3 attaques attribuées à ce mouvement, que l’on dit en agonie. En mi-février, Boko Haram avait fait 6 victimes dans le Mayo-Tsanaga. Plus tôt, en janvier, sept militaires camerounais avaient péri dans une explosion à Zamga. Visiblement, Mayo-Tsagana semble être une cible de choix de ces tristement célèbres djihadistes nigérians. L’armée nationale camerounaise a beau déployer des bataillons dans cet extrême nord, le mouvement terroriste demeure tout aussi nuisible. Cette nouvelle forme de guérilla est assurément la manifestation de l’incapacité de Boko Haram à mener une guerre frontale.
La secte islamique Boko Haram se présente comme un serpent mort dont le venin continue encore de faire des victimes dans son sillage. Bien que le mouvement ne représente plus de danger pour la sécurité des Etats, il reste tout de même une source d’inquiétude. Dans cette guerre asymétrique qu’on observe ces derniers mois, c’est bien la population qui paie le lourd tribut. Ne pouvant pas se défendre, elle est à la merci de ces gens sans foi ni lois. Il serait temps, pour la coalition sous régionale de nettoyer les dernières poches de nuisance de Boko Haram.

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