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Affaire Maëlys : pourquoi Nordahl Lelandais a refusé de parler aux juges ?

Le suspect principal refuse de parler dans le meurtre de Maëlys de Araujo confirmé le mercredi 14 février, alors que les soupçons qui pesaient sur lui depuis des mois.

Lelandais refuse de parler au juge

Nordahl Lelandais a demandé à voir les juges pour avouer toute la vérité. Ses aveux et ses indications ont permis de retrouver le corps de la petite fille, puis de lever un voile sur cette affaire qui préoccupe la France entière. Désormais reconnu comme un meurtrier présumé, Nordahl Lelandais voyait les portes de la justice se refermaient sur lui.

Alors que l’opinion nationale était encore sous le choc de ses révélations, elle a été surprise d’apprendre que Nordahl Lelandais a piqué une crise de dépression. L’ancien maître-chien est tombé dans un choc traumatique tel qu’il a été hospitalisé d’urgence. Cet après-midi du vendredi 16 février là, il a été conduit au centre pénitencier de Saint-Quentin-Fallavier. Là-bas, les gardes l’ont mis sous surveillance 24/24 pour éviter un éventuel suicide. La suite de l’enquête était désormais, en partie au moins, suspendu à sa santé. Toutefois, les juges avaient déjà prévu de l’interroger bien avant qu’il ne pique sa crise. Nordahl Lelandais devait être entendu le jeudi 22 février sauf contre-indication des médecins qui le suivent. Finalement les psychologues et médecins psychiatres ont jugé qu’il était en mesure de parler aux juges. Finalement, ce ne sera pas dans sa cellule, mais au tribunal de Grenoble, que Nordahl Lelandais est emmené pour être entendu. Malheureusement le public ainsi que les magistrats n’auront pas ce qu’ils espéraient ce matin-là du jeudi 22 février. Le meurtrier présumé aurait perdu, en partie, l’usage de la parole. Les témoins rapportent qu’il arrivait à peine à sortir un mot face aux juges. Fort heureusement, Nordahl Lelandais aurait manifesté son intention de parler bientôt, quand son état se sera amélioré.

Un interrogatoire très attendu

Nordahl Lelandais a avoué son crime alors que tout le monde commençait à désespérer. Il aurait pris de cours enquêteurs et proches de la victime qui ne s’attendaient plus à un tel revirement. Les aveux de Nordahl Lelandais n’ont pas pour autant apaiser les cœurs car ces révélations ne sont que la première étape pour connaître toute la vérité. Il fallait maintenant, à Nordahl Lelandais, éclairer l’opinion publique sur les circonstances de la mort de Maêlys. Comment et quand est-elle morte ? Pourquoi a-t-il décidé de la tuer Maêlys et comment ? L’a-t-il fait délibérément ou était-ce un accident ? Voilà autant de questions qui ont continué de tarauder l’esprit des juges. Lorsque le meurtrier présumé tombe dans une crise de dépression, les espoirs de connaître enfin la vérité se sont amoindris. Pour ne pas perdre à jamais le seul témoin du meurtre de leur fille, la famille Araujo a demandé qu’on mette Nordahl sous surveillance 24H/24. Détenu derrière une porte capitonnée, le coupable recevait régulièrement la visite des psychologues et médecins psychiatres. L’état de dépression subite du maître-chien a fait dire qu’il était peut-être en train de simuler une démence pour échapper à la justice. En effet, beaucoup n’ont pas cru à sa soudaine crise de dépression post-aveux. C’est pourquoi, ce fut un soulagement pour eux d’apprendre que Nordahl Lelandais sera interrogé le jeudi 22 février. Ce rendez-vous était très attendu par le public ainsi que les juges. La question était maintenant de savoir si l’individu se présentera ou non devant les juges puisque sa santé ne semblait pas s’améliorer. Les magistrats ont obtenu qu’au pire des cas, l’équipe d’audition se déplace au centre pénitentiaire pour effectuer le travail.

Nordahl Lelandais bel et bien présent au tribunal de Grenoble

L’audition de Nordahl Lelandais ce jeudi 22 février était fortement attendue. La famille de Maëlys ainsi que celle d’Arthur Noyer ont mis beaucoup d’espoir dans cet interrogatoire. Bien que l’état de santé de Nordahl ne fût toujours pas le meilleur qu’on puisse espérer, la détermination des magistrats donnait un motif d’espoir. Les juges ont tablé sur toutes les possibilités pour parvenir à interroger le meurtrier présumé. Il fallait au plus vite entendre Nordahl Lelandais même s’il était question de se déplacer jusque dans sa cellule. Les enquêteurs n’ont pas eu besoin de faire cela hier, puisque le criminel a été jugé apte à se pointer au tribunal de Grenoble. Ainsi, ce jeudi, à 9 heures 30 minutes (heure locale), le cynophile a fait son entrée au palais de justice de Grenoble. Selon des quotidiens locaux, il est arrivé dans un fourgon de l’administration pénitentiaire où il est détenu depuis le vendredi 16 février. C’est peu avant 10 heures que son avocat, Me Alain Jacubowicz l’a rejoint au tribunal. Le Dauphiné Libéré rapporte que « Nordahl Lelandais était dissimulé sous une couverture à son arrivée ai palais de justice. ». Sans doute qu’il voulait éviter des regards hostiles de la part des badauds et des personnes aux portes du tribunal.

L’homme n’a pas parlé aux juges

Peu après l’arrivée du meurtrier présumé dans la salle d’audience, le procès a débuté. Les juges seraient revenus sur les aveux de l’individu puis l’auraient confronté à des questions très précises. Le journal Le Dauphiné Libéré rapporte qu’il n’a pas souhaité répondre aux questions des juges. Le journal France Info donnera la cause de son mutisme face aux juges. La santé de Nordahl Lelandais l’aurait empêché de parler. Il a eu d’énormes difficultés d’élocution, si l’on s’en tient au média. Il pouvait à peine parler en raison de son traitement médical très lourd. Les juges ont eu affaire à un individu qui pouvait à peine articuler un seul mot. Inaudible, il a contraint la cour à suspendre l’audition jusqu’à nouvel ordre. Cette audition aurait duré seulement 10 minutes, juste le temps pour les juges de formuler leurs questions. L’interrogatoire a donc brutalement pris fin alors qu’il venait juste de commencer. C’est quelques temps après que le public saura la raison de cet arrêt soudain. Nordahl Lelandais n’aurait donc pas refusé, volontairement du moins, de répondre aux juges. C’est ainsi qu’on n’en saura pas plus ce jeudi sur la mort de Maëlys et on ne sait pas, non plus, quand l’audition reprendra. Le mis en cause aurait demandé un peu plus de temps aux magistrats pour récupérer de son traitement.

Nordahl Lelandais promet de parler bientôt

Nordahl Lelandais n’a pas pu parler aux juges, au grand désarroi du public qui attendait beaucoup de cette audition. L’on devra patienter un peu plus avant de connaitre tout le contour de cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre depuis des mois. L’ancien militaire de 34 ans est en incapacité physique de parler aux juges maintenant. Il a donc demandé un peu plus de temps aux magistrats. Certes l’audition a été écourtée, mais Nordahl Lelandais aurait promis de s’exprimer très bientôt quand son état le permettra. Si l’on sait maintenant qu’il parlera, l’on ignore tout de même quand il le fera. Toute la suite du procès repose dorénavant entre les mains de ses médecins et peut-être entre ceux de la divine providence aussi.

Où en est-on avec l’autopsie du corps de la victime

Nordahl Lelandais n’a pas pu passer aux aveux comme on l’attendait. Son silence a été interprété comme une autre parade pour esquiver les préoccupations de la justice. L’avocat des parents de Maëlys se serait dit ulcéré par l’attitude Nordahl Lelandais. Ce dernier ne ferait que s’adonner à une fuite en avant perpétuel.

« Je suis sidéré par l’attitude du mis en cause qui refuse de s’expliquer quant aux circonstances de la mort de l’enfant. La thèse accidentelle ne convainc personne et visiblement pas le mis en cause lui-même qui s’avère incapable de donner la moindre explication à ce sujet. Ce nouveau silence constitue une injure manifeste faite aux proches de la jeunes victime »,

s’est-il indigné. Si le prévenu refuse réellement de parler, les preuves scientifiques pourraient constituer une alternative viable et fiable. Beaucoup de personnes ne croient pas que Nordahl avouera le reste de ce qu’il sait, donc ils fondent tout leur espoir sur la science. Les analyses seraient toujours en cours pour faire parler les indices matériels. Il y a de quoi à fonder des espoirs sur le travail des enquêteurs si l’on s’en tient aux récents communiqués de la police. Le Dauphiné Libéré rapporte qu’Yves Marzin, le chef du groupement de la gendarmerie d’Isère a fait des révélations ces jours-ci. Si l’on en croit le journal, celui qui dirige les gendarmes d’Isère a assuré que ses éléments font un travail formidable en ce moment. Il a déclaré à ce propos que

« Les analyses de police scientifique, en lien avec le travail d’enquête, laissent espérer d’autres avancées dans l’enquête. ».

Les experts de l’IRCG (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale) ont confié que les éléments de preuves en leur possession pourront permettre d’aboutir à des résultats satisfaisants et probants pour la justice. Ils donnent un délai raisonnable de trois ou quatre semaines pour livrer leurs conclusions. Certains craignent encore que Nordahl Lelandais joue la montre pour donner une nouvelle fois, un récit à minima. Tout le monde est donc suspendu aux lèvres des enquêteurs, et peut-être à celles de Nordahl, pour enfin refermer le dossier Maëlys de Araujo.

Enoch Effah

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