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Côte d’Ivoire : mort de Bouba, enlèvement d’enfants, un lien avec les élections?

La mort du petit Bouba âgé de 4 ans a suscité une vague d’indignation en Côte d’Ivoire. Mais cette affaire n’en est qu’une parmi tant d’autres affaires de disparitions d’enfants, des enlèvements qui seraient vraisemblablement liés aux élections à venir.

La Côte d’Ivoire toute entière est encore sous le choc de la mort brutale du petit Bouba, connu à l’état civil sous le nom de Traoré Aboubakar Sidiki. Ce jeune enfant de 4 ans a été assassiné par un bijoutier qui l’aurait enlevé puis tué pour accomplir des rituels d’argent. En dépit de la forte mobilisation contre ce fléau qui gangrène le pays, certains estiment que ces nombreuses disparitions auraient un lien avec les élections ivoiriennes prévues en 2018.

RIP petit Bouba, c’est le message qui défile en boucle depuis des jours sur la toile en Côte d’Ivoire, suite à l’enlèvement d’un enfant de 4 ans tué pour un rituel d’argent selon les premiers témoignages. L’auteur de ce crime, bijoutier de profession connu sous le nom de Papys, était bien connu de la famille de la jeune victime dans le quartier de Williamsville. Après avoir longtemps nié son implication dans cette disparition, le principal suspect a fini par craquer dans les locaux de la police criminelle au Plateau en avouant son crime. Il conduira plus tard les hommes chargés de l’enquête dans le quartier d’Angré si à Cocody où le corps sans vie du petit Bouba a été déterré. L’enlèvement de Traoré Aboubakar Sidiki âgé seulement de 4 ans rappelle un peu l’affaire Maëlys en France, à la seule différence que les motivations du crime diffèrent d’un endroit à l’autre. Pour le cas du petit Bouba, les premières explications dont nous disposons indiquent que le bijoutier aurait tué l’enfant de 4 ans pour accomplir un rituel d’argent. Mais jusqu’à ce jour, le meurtrier n’a pas encore officiellement donné le mobile de son crime, ce qui pousse certains à envisager d’autres pistes pour tenter d’expliquer ce meurtre. Sur les réseaux sociaux, certains doutent de l’argument financier et se penchent plutôt sur un possible lien entre ce crime et les élections prévues cette année en Côte d’Ivoire.

Bouba, la disparition de trop en Côte d’Ivoire

La disparition puis la mort du jeune Bouba n’est qu’un cas parmi tant d’autres affaires de disparitions qui secouent actuellement la toile. Depuis quelques jours, des avis de disparition d’enfants sont incessamment postés sur la toile, des enlèvements qui selon certains auraient un lien avec la tenue des élections : « à chaque fois que les élections approchent en Côte d’Ivoire, les enfants disparaissent. Ce sont les politiciens qui sont derrière ces enlèvements d’enfants car ils veulent coûte que coûte remporter les élections. Donc pour cela, ils font du sacrifice humain pour parvenir à leur fin », lance un internaute ivoirien sur Facebook. Des messages soutenant la théorie d’un rituel en rapport avec les élections foisonnent sur la toile. Et l’une des raisons de croire en cette thèse, c’est qu’un quotidien ivoirien de la place a révélé ce mercredi que le meurtrier du petit Bouba a confessé avoir agi sur ordre d’un politicien. En attendant d’en savoir plus sur cette affaire, la mort de cet enfant de 4 ans a sonné le glas de la révolte contre ce phénomène d’enlèvement d’enfants en Côte d’Ivoire. Les internautes ivoiriens se mobilisent pour une campagne sur la toile contre ces disparitions d’enfants. Pour certains, l’Etat devrait durcir le ton contre ces meurtriers, quitte à revenir même à la peine de mort s’il le faut pour dissuader ces criminels d’enfants.

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