in

Burkina Faso : Fin de l’attaque terroriste, l’armée annonce le bilan

Ce matin, aux alentours de 10 heures GMT, un commando de terroristes a attaqué simultanément des bâtiments officiels et diplomatiques.

L’Etat-major des Armées, le Premier Ministère et l’ambassade de France ont été les cibles principales des assaillants. L’opération a créé la débandade parmi les badauds dans le périmètre concerné. L’armée dépêchée sur les lieux, avec une promptitude salutaire, serait parvenue à mettre hors d’état de nuire les terroristes.

Il y a quelques minutes, l’on nous annonçait la fin de l’attaque terroriste dans le centre-ville de Ouagadougou. L’armée, qui est intervenue quelques minutes après les premières détonations, serait parvenue à mettre hors d’état de nuire les assaillants. Le bilan, bien que provisoire encore, laisse clairement voir que c’était bien une attaque d’envergure.

Des terroristes investissent le centre-ville de Ouagadougou

Lorsque des tirs et des détonations ont résonné dans le ciel de Ouagadougou ce matin, les habitants craignaient le pire. Il y avait de quoi en se remémorant le bilan des deux dernières attaques dans la capitale burkinabé. De fortes explosions ont été entendues dans le centre-ville, dans le périmètre de l’ambassade de France. La représentation diplomatique a été visée par les islamistes présumés en même temps que l’Etat-major des Armées et le Premier Ministère. A midi, les combats faisaient toujours rage entre les assaillants et les soldats français et burkinabés dépêchés sur les lieux.

L’armée réagit promptement

Quelques moments après les premiers tirs et les premières détonations, les armées présentes sur le sol burkinabé ont été mises en branle. Les forces françaises de l’opération « Sabre » basées à Kamboinsé, une petite localité à quelques kilomètres au nord de Ouagadougou sont intervenues en même temps que les militaires du pays des hommes intègres. Ce détachement français a levé ses avions de combats depuis sa base pour appuyer, fortement, l’armée burkinabé, qui semblait, dit-on, dépassée par les événements. Les unités spéciales de l’opération « Sabre » auraient opéré aussi au sol afin de neutraliser les islamistes présumés. Cette intervention quoique perçue comme un interventionnisme, a été fortement saluée par les Ouagalais. Les combats, qui ont commencé peu après 10 heures, auraient pris fin aux alentours de 13 heures. Toutefois la ville reste encore quasiment déserte, selon un habitant joint sur place. Il serait encore terré dans son bureau, pas loin du lieu où se sont déroulés les combats.

Le bilan très lourd du côté ennemi

Les forces burkinabés, épaulées par leurs frères d’armes de l’opération « Sabre », sont parvenues à neutraliser les assaillants. Le bilan provisoire qui nous est parvenu fait état de plusieurs assaillants tués dans la riposte. Selon la Radio Omégafm Officielle, il y a eu au total 7 morts. Quatre assaillants ont été abattus au niveau de l’ambassade de France et trois autres ont été tués au niveau de l’Etat-Major des Armées. Ce qui porterait le nombre de morts, côtés assaillants, à sept. Les assaillants étaient donc plus que cinq comme l’ont rapporté les premiers témoins au début de l’attaque. Le gouvernement a confirmé ces informations, mais affirme que l’intervention est toujours en cours. L’on ne sait pas encore, à l’heure actuelle, s’il s’agit d’un ratissage ou de la poursuite des combats. A ce bilan humain provisoire, il faut ajouter des dégâts matériels dont des véhicules calcinés et des locaux saccagés.
Le gouvernement informe, au travers d’un communiqué, que l’intervention est toujours en cours et qu’aucun bilan définitif ne peut être encore arrêté. Des témoins auraient aperçu des soldats burkinabés patrouillant dans les rues avoisinantes, en même temps que les premiers reporters arrivaient sur les lieux. Nous attendons maintenant le communiqué final du gouvernement et le bilan définitif pour avoir une idée complète de l’attaque qui vient de se dérouler en plein cœur de Ouagadougou.

Attaque terroriste en cours dans le centre de Ouagadougou

Attaque de Ouagadougou : l’Ambassade de France, la Primature et l’Etat-major visés