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Enlèvements d’enfants, violences en Côte d’Ivoire : les réponses de Ouattara Alassane

Devant l’inquiétude des populations contre les enlèvements d’enfants, le président Ouattara s’est adressé hier soir à la Nation, un discours sonnant également comme une mise en garde contre tous ceux qui attaquent impunément des symboles de l’Etat.

Comme indiqué lors du précédent conseil des ministres, le président ivoirien s’est adressé à la Nation dans la soirée du mercredi. Au menu de cette allocution d’Alassane Ouattara, les enlèvements d’enfants mais surtout la recrudescence des violences contre les symboles de l’Etat. Le chef d’Etat ivoirien a annoncé une série de mesures mettre un terme à la psychose créée depuis quelques semaines en Côte d’Ivoire.

L’assassinat de Bouba était visiblement l’assassinat de trop dans ces mystérieux enlèvements d’enfants en Côte d’Ivoire. Victime d’un crime rituel, la mort du jeune garçon de 4 ans a été suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire, une mort survenue dans un contexte marqué par des mystérieuses disparitions d’adolescents. S’adressant à la nation mercredi soir, Alassane Ouattara a condamné avec la plus grande fermeté ces enlèvements et disparition d’enfants, promettant au passage de traduire tous les coupables devant la justice : « Je condamne avec la plus grande fermeté ces crimes ignobles, perpétrés sur des enfants sans défense. Les enquêtes en cours ont déjà permis l’interpellation des personnes impliquées dans les différents cas d’enlèvement ou d’assassinat. Tous les suspects seront traduits devant la justice et les coupables seront sévèrement punis. », a déclaré le président ivoirien. Dans cette guerre contre les enleveurs d’enfants, rappelons qu’un ravisseur a été arrêté dans la commune de Yopougon en plus de l’interpellation de l’assassin du petit Bouba en Côte d’Ivoire. Peu de temps avant la tragédie Bouba, un homme qui avait tué son neveu à Korhogo pour un crime rituel a lui aussi été interpellé par la gendarmerie. Mais le président ivoirien a annoncé qu’il ira au-delà de la simple traque aux ravisseurs : « J’ai donné des instructions fermes pour que nos forces de défense et de sécurité se déploient en nombre, sur le terrain pour protéger toutes les populations. Je vous invite donc, chers compatriotes, à ne pas céder à la psychose. Nous sommes déterminés à lutter contre ces pratiques inacceptables. Tous les moyens humains et matériels seront déployés pour faire la lumière sur ces évènements ignobles, afin d’éviter que cela ne se reproduise. Il ne doit plus jamais y avoir de cas de BOUBA en Côte d’Ivoire. », a poursuivi Alassane Ouattara. Dans son allocution, le chef d’Etat ivoirien est revenu sur les violences constatées dans plusieurs localités de l’intérieur du pays, à savoir Blolequin, Soubré, Guiglo et plus récemment M’Bahiakro.

La fermeté de Ouattara face aux violences contre l’Etat

Dans les cas de violences cités durant l’allocution du président Ouattara, plusieurs symboles de l’Etat ont été pillés et saccagés par les populations. Pour venger la mort d’un jeune tué par un gendarme, ou plus récemment pour dénoncer la mort d’une élève à M’Bahiakro, les populations n’ont pas été hésité à attaquer plusieurs symbole de l’Etat, incendiant des camps de gendarmerie, brulant des motos appartenant aux gendarmes et dans certains cas attentant à la vie des forces de l’ordre, autant d’actes de violence que le président ivoirien n’entend plus tolérer : « J’ai demandé au Garde des Sceaux de faire aboutir toutes les enquêtes dans les plus brefs délais et de traduire devant les tribunaux tous ceux qui sont impliqués dans les actes de destruction d’édifices publics ou de violence contre les représentants de l’Etat. Des sanctions exemplaires suivront…. J’ai également instruit les forces de sécurité pour qu’elles ne tolèrent plus les attitudes contraires aux lois et règlements de notre République ainsi qu’à la quiétude des populations. Cependant, je serai particulièrement vigilant sur le comportement de nos forces de sécurité. Le racket sera sévèrement sanctionné. ».

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