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Guinée : Les militants de l’UFDG marchent sur la présidence pour déloger Alpha Condé

Il y a un mois, de violents affrontements avaient opposé, en Guinée Conakry, les militants de l’UFDG aux forces de l’ordre.

Ils faisaient suite aux revendications nées des dernières élections communales remportées par le parti du président Alpha Condé, le RPG. A ces violences politiques se sont agrégées certaines autres revendications sociales dont celle des enseignants.

Ce cocktail Molotov menaçait de tout faire voler en éclats d’un moment à l’autre dans ce pays politiquement divisé en deux blocs inconciliables.
Ce lundi, des militants de l’UFDG marcheraient sur la présidence pour déloger Alpha Condé, le président guinéen. Leurs cris de détresse sont multiples, partant des récriminations politiques aux revendications sociales. Cette marche annoncée depuis quelques jours, est en train d’avoir cours. Dans le même temps, l’on annonce la mise en branle d’un dispositif répressif fait de forces de l’ordre et de chasseurs traditionnels venus de la Haute Guinée.

Les militants de l’UFDG marchent sur la présidence

Les sites d’informations de Guinée Conakry font état ce matin de bruits de manifestations dans la capitale. Comme prévu par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, la marche du lundi 12 mars a bel et bien lieu. Les partisans de Cellou Dallein Diallo mettent le cap sur la présidence, pour disent-ils, crier leur ras-le-bol face à la situation socio-politique presque détestable. Encore animés par les rancunes des dernières élections communales soldées par leur défaite face au pouvoir, les militants de l’UFDG seraient en ce moment en chemin pour le palais présidentiel. Celui-ci est situé dans le quartier chic de Sekhoutoureyah à Conakry. Les médias locaux rapportent qu’ils revendiquent bruyamment en scandant des slogans hostiles à Alpha Condé. Ils réclament l’ouverture immédiate des classes et demandent au gouvernement de répondre immédiatement aux exigences des enseignants, en grève depuis trois mois maintenant. Les premières informations parvenues au public font état de deux morts et plusieurs blessés du côté des manifestants, à l’heure actuelle.

Les Donzo attendent de pieds fermes les manifestants

Si le bilan des manifestations n’est pas encore vérifié, l’on s’accorde à dire qu’il y a déjà de nombreux dégâts. La détermination des partisans de Cellou Dallein Diallo serait-elle que les forces de police et l’armée sont en alerte maximale. Bien plus, des rumeurs avancent que des chasseurs traditionnels sont partis de la Guinée forestière pour défendre le pouvoir d’Alpha Condé. Cette soldatesque est réputée favorable au clan au pouvoir, grand rival du groupe ethnique de Cellou Dallein Diallo, le Peulh. Si l’information se vérifiait il faudrait craindre d’énormes dégâts au regard du zèle sans bornes de ce genre de forces parallèles.

Le président avait dit non aux revendications

Dejà samedi, Alpha Condé avait donné le change aux grévistes qui n’acceptaient toujours pas la solvabilité proposée par le pouvoir concernant le mode de paiement des 30% réclamés par le SLECG. Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a rejeté la proposition d’Alpha Condé qui, lui, a opté pour la confrontation. « Avec la situation économique du pays, si nous cédons aux exigences des syndicalistes, on mettra en cause notre programme avec le FMI et le pays sera à terre. Et moi je ne sacrifierai pas l’intérêt de toute la nation au profit d’un groupe », a martelé le Chef d’Etat Guinée exaspéré par les revendications des enseignants.
Alpha Condé a visiblement fait le choix de la confrontation en lieu et place de la négociation. Cette réponse cinglante du samedi a abouti à l’organisation, vaille que vaille, de la marche en cours. Conakry serait en ce moment secoué par des affrontements entre l’armée et les manifestants décidés à trouver Alpha Condé dans son palais de Sekhoutoureyah. Cette autre journée de protestations finira certainement dans un autre bain de sang. L’impasse politique et social, nous l’observons, n’est donc pas prêt de trouver une issue. Opposition, syndicats enseignants et gouvernement sont tous engagés dans un cul de sac dont la Guinée sortira forcement perdante.

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