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C l’hebdo : Ali Baddou pousse Nadine Trintignant à se livrer sur Bertrand Cantat

Dans l’émission C l’hebdo ce samedi 17 mars, quinze ans après le meurtre de Marie Trintignant par son compagnon Bertrand Cantat, la polémique reste toujours aussi vive.

Bien qu’il ait quelque temps repris avec succès sa carrière musicale, Bertrand Cantat se retrouve à nouveau au cœur d’un vaste boycott. Le public boude ses tournées et ses concerts que ce soit en France ou à l’étranger. Quant à la mère de Marie, Nadine Trintignant, elle s’écœure de l’attitude de la justice et du meurtrier de sa fille.

Dans le dernier numéro de l’émission C l’Hebdo sur France 5, Ali Baddou a joué de malice pour pousser Nadine Trintignant à se livrer sur Bertrand Cantat. Le journaliste a su tirer les verres du nez de Nadine Trintignant, l’emmenant à se confier entièrement. C’est ainsi que la mère de la défunte a livré, à cœur ouvert, ses ressentiments, tout en révélant quelques informations judicieuses. Revenons ensemble sur cette thérapie médiatique à la sauce policière.

Une justice et des autorités complaisantes

Samedi soir Nadine Trintignant était l’invitée de « C l’hebdo » animé par Ali Baddou sur France 5. Au cours de cette émission la mère de Marie Trintignant, tuée par son compagnon Bertrand Cantat, a paru très remontée contre la justice qui aurait été particulièrement tendre avec Bernard Cantat. Elle a confié, à un moment de l’interview que « Tous les vendredis une automobile au vert fumé rentrait dans la cour de la prison, prenait cet individu et l’emmenait passer un bon weekend et le ramenait le lundi matin et ça on ne le dit pas ». A la question de savoir qui permettait ce genre de faveur à un prisonnier, Nadine Trintignant répond qu’elle ne peut pas donner le nom cette personne parce que celle-ci le lui a demandé. Toutefois elle révèle que cette personne travaillait dans la prison à ce moment-là.

On n’applaudit pas un assassin

Dans l’élan de sa colère, qu’elle avait de la peine à contenir, Nadine Trintignant se montre sans pitié pour le meurtrier de sa fille. Elle estime qu’il ne devrait même plus remonter sur scène après son crime. Dans le même temps la mère assène quelques triques au public qui danserait encore sur la musique de l’ex membre de Noir Desir. « On n’applaudit pas un assassin » crie-t-elle sur le plateau. Elle veut qu’il arrête tout bonnement de chanter. Ali Baddou comme pour tirer la langue de son invitée demande alors : « Même si c’est son travail ? ». La réponse de Nadine est sans équivoque : « Qu’il fasse n’importe quoi, qu’il apprenne le métier de cordonnier, ça l’occupera ».

Sous le ton de la confidence

Le journaliste Ali Baddou sait aussi se faire prêtre en plus de l’investigateur. Lorsqu’il veut savoir comment vit la famille de Marie, notamment son père Jean Louis Trintignant, Nadine manque de fondre en larmes. Très vite elle se reprend avec une main réconfortante d’Ali Baddou sur son bras comme pour dire « Parle ma fille, le Père t’écoute ». Alors Nadine Trintignant se confie et affirme : « Il y a des blessures ouvertes qu’on garde toute sa vie ». La mère de Marie estime, par ailleurs, qu’on ne peut pas pardonner parce que l’acte de pardon implique l’oubli or l’oubli est impossible pour elle. Cette sorte de thérapie finit par des souhaits lugubres de Nadine à l’endroit de l’assassin de sa fille.
De son côté, le chanteur Bertrand Cantat essaie de passer à autre chose quoique l’hostilité naissante de son public lui rappelle constamment son passé criminel. Justement, dans un reportage au cours de cette émission, des jeunes filles ont confié avoir refusé de lui serrer la main alors qu’il goûtait un bain de foule. C’est que tout le monde n’a pas oublié ce qui s’est passé ce 27 juillet 2003. Marie Trintignant est morte suite aux 23 coups que lui a donnés Bertrand Cantat alors qu’il séjournait tous les deux à Vilnius en Lituanie. Bertrand Cantat écope d’une peine de prison de 8 ans pour son crime. En 2007, il bénéficie de plusieurs permissions de sorties avant d’être totalement libéré en octobre de la même année.

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