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Marche de l’opposition ivoirienne : au moins 10 manifestants interpellés

Selon des images diffusées par un média ivoirien en ligne, un journaliste bloggeur répondant au nom de Daouda Coulibaly a été interpellé par la police à proximité du siège de la CEI dans la commune de Cocody avant d’être relâché plus tard.

Comme annoncé, la marche de l’opposition en Côte d’Ivoire a eu lieu ce jeudi 22 mars à Abidjan, à 48h de la tenue des premières élections sénatoriales. Les manifestations organisées par la coalition d’opposition ont été dispersés dans la matinée dans plusieurs quartiers de la capitale ivoirienne. Dans la commune d’Adjamé où des dizaines de manifestants tentaient de réunir, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher la foule de converger vers les points stratégiques de la marche. Selon les informations dont nous disposons, le vice-président et porte-parole de la plateforme EDS, Jean-Gervais Tcheide, a été interpellé par la police pendant qu’il essayait de relier l’un des endroits indiqués pour la marche du 22 mars, une marche visant à protester contre la tenue des sénatoriales mais aussi pour réclamer la réforme de la CEI dirigée depuis près d’une dizaine d’années par Youssouf Bakayoko. Dans la commune de Cocody, à proximité du siège de la Commission électorale indépendante, le journaliste bloggeur ivoirien Daouda Coulibaly a été interpellé par des éléments du GMI, une arrestation qui ne s’est pas faite dans la douceur comme le montrent les caméras amateurs ayant filmé son arrestation. Le journaliste bloggeur très actif sur les réseaux sociaux a été relâché plus tard. A l’occasion de cette marche de l’opposition ivoirienne, environ une dizaine de manifestants ont été arrêtés par la police. Si les manifestants ont été empêchés de relier les principaux points de la manifestation, Affi N’Guessan, l’un des leaders de l’opposition en Côte d’Ivoire, a lui pu se rendre au siège de la CEI pour déposer une motion de défiance contre l’actuelle équipe à la commission électorale.

La réforme de la CEI, le nerf de la guerre

Si la nécessité et la crédibilité des premiers sénateurs ivoiriens est déjà remise en cause par l’opposition, le bras de fer avec le gouvernement vise avant toute chose le départ de Youssouf Bakayoko, le président de la CEI. En plus de l’opposition, plusieurs organisations de la société civile exigent une réforme de l’organe électoral composé de membres issus des différents partis politiques ivoiriens. Selon le président du front populaire ivoirien, « le combat contre ce sénat continuera même après le 24. Le combat pour une nouvelle CEI continuera même après le 24, jusqu’à ce qu’il une CEI qui respecte les normes internationales, et un sénat qui est mis en place en respectant la Constitution, et en respectant les lois de la République. ». Si Youssouf Bakayoko a manifestement résisté à cette première tempête, il pourrait rendre le tablier d’ici la tenue des élections municipales et régionales en Côte d’Ivoire. A l’instar des sénatoriales boycottées par l’opposition, les deux élections locales pourraient également faire l’objet d’un boycott de l’opposition si la réforme tant souhaitée de la CEI n’est pas mise en place.

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