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Que peut-il se passer aux prochaines élections en Côte d’Ivoire ?

Les prochaines élections en Côte d’Ivoire approchent à grand pas, semant au passage l’inquiétude dans les esprits.

Nombreux sont ceux qui craignent une nouvelle crise politique à la faveur de cette présidentielle prévue pour 2020, d’autant plus que les trois principales forces politiques qui se sont affrontées en 2010 pourraient à nouveau se retrouver dans une bataille pour l’accession au pouvoir. Plusieurs scénario sont envisageables pour le prochain scrutin présidentiel, parmi lesquels une éventuelle alliance entre deux adversaires d’hier.

L’inquiétude grandit de plus en plus à l’approche des prochaines présidentielles en Côte d’Ivoire, car personne ne sait ce qui pourrait se passer lors de ce scrutin qui suscite tant l’engouement des partis politiques ivoiriens. Cette inquiétude est renforcée par l’éventuelle candidature d’Alassane Ouattara en 2020, une candidature qui jusque-là reste encore dans les doutes. Par-dessus tout, l’opinion publique vit dans la crainte et la tourmente d’une nouvelle crise politique après celle de 2010. Pour cause, les trois principales formations politiques ivoiriennes, à savoir le PDCI d’Henri Konan Bédié, le RDR du président Ouattara sans oublier le FPI risquent de se retrouver à nouveau sur l’arène politique pour la conquête du pouvoir d’Etat. Parmi les trois grands protagonistes, le PDCI est le seul parti qui a officiellement annoncé ses ambitions politiques pour 2020 en Côte d’Ivoire. En Juin 2017, le président Henri Konan Bédié a déclaré que le RHDP aura bel et bien un candidat à cette présidentielle, et que ce candidat serait issu des rangs du PDCI RDA. Mais la mise en place du parti unifié bute sur de nombreux obstacles. Si la majorité des formations politiques de la coalition sont déjà engagés dans la mise en place du parti unifié, dans le camp d’Henri Konan Bédié des voix s’élèvent de plus en plus protester contre ce projet de fusion, du moins le reporter après l’alternance en 2020 souhaitée par le PDCI. En cas d’échec de la création du RHDP, la conquête du pouvoir d’Etat pourrait tourner à l’affrontement entre le PDCI, le RDR et bien entendu le FPI qui entend reconquérir le fauteuil en 2020 en dépit des divisions internes.

Quel scénario politique en 2020 ?

Dans cette bataille pour la conquête du pouvoir d’Etat, une opposition entre le PDCI et le RDR serait sans doute une éventualité à ne plus écarter puisque le parti d’Henri Konan Bédié compte revenir aux affaires avec ou sans l’aide de son allié du RDR. Avec la participation du FPI, il sera difficile pour l’une des trois principales formations politiques du pays de remporter le scrutin dès le premier tour, laissant présager la tenue d’un second tour. Dans ce cas de figure, les deux alliés d’hier pourraient se retrouver face-à-face au second tour de la présidentielle de 2020. Dans cette hypothèse, le jeu des alliances au second tour sera déterminant pour l’issue du scrutin. Si le RDR pourrait bénéficier en théorie du soutien de l’UDPCI, la quatrième principale formation politique du pays (selon les résultats du scrutin présidentiel de 2010), il faudrait une coalition plus forte pour remporter le deuxième face à l’allié du PDCI. Dans le jeu des alliances, le parti d’Henri Konan Bédié pourrait bénéficier du soutien du FPI, son adversaire d’hier. Déjà, des contacts ont été tissés entre le PDCI et le FPI à différents niveaux. Après une rencontre entre les jeunesses des deux partis, Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan se sont également rencontrés, signe qu’un rapprochement entre les deux adversaires d’hier n’est pas à exclure.

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