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Corée du Sud : l’ancienne présidente condamnée à 24 ans de prison

Qui a dit que les présidents étaient intouchables, même après leur mandat présidentiel ? La condamnation de l’ancienne présidente de la Corée du Sud est la preuve de la fin de l’impunité contre les dirigeants.

En Corée du Sud, l’ancienne présidente Park Geun-hye a été condamnée ce vendredi à 24 ans de prison par un tribunal de Séoul. Destituée l’an dernier à la suite d’un scandale de corruption, l’ex-dirigeante sud-coréenne a été reconnu coupable ce 6 avril de corruption, de coercition et d’abus de pouvoir. Première femme à diriger le pays, Park Geun-hye était accusée d’avoir contraint certaines entreprises de son pays à lui verser la somme de 17 millions d’euros.

L’ancienne présidente de la Corée du Sud a été condamnée ce vendredi à l’issue du procès ouvert contre elle pour corruption, coercition et abus de pouvoir. Le tribunal de Séoul a condamné Park Geun-hye à une peine de 24 ans de prison assorti d’une amende d’environ 13 millions d’euros. Suite à de forts soupçons de corruption, l’ancienne présidente de Corée du Sud a été destituée en mars dernier et mise en état d’arrestation. Un an après son arrestation, Park Geun-hye a été condamnée par un tribunal de son pays pour abus de pouvoir et corruption : « L’accusée a illégalement usé de son autorité présidentielle à la demande de Mme Choi pour obliger des entreprises à donner de l’argent aux fondations… Les entreprises ont été contraintes de donner des sommes importantes d’argent et l’accusée a laissé Mme Choi contrôler les fondations alors qu’elle n’avait pas le droit de le faire », a laissé entendre ce vendredi un magistrat de la Cour. A travers deux fondations qui étaient gérées par Choi Soon-sil, l’une de ses plus fidèles amies de longue date, l’ancienne présidente sud-coréenne extorquait donc de l’argent à certaines entreprises de son pays, en abusant bien sûr des prérogatives que lui accordaient son statut de présidente. Le préjudice financier est quant à lui, estimé à 17 millions d’euros selon la justice coréenne.

Fin de l’impunité pour les présidents ?

La condamnation de l’ancienne présidente de la Corée du Sud est un signal positif dans la lutte contre l’impunité aux plus hautes sphères de l’Etat. Si dans certains pays les présidents restent intouchables, même après leur départ, ce n’est pas le cas partout à l’évidence. En France, l’ancien président Nicolas Sarkozy a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’enquête sur le financement de sa campagne en 2007, la preuve que le temps de l’impunité pour les dirigeants est une époque révolue. L’Afrique semble également emboîter le pas mais difficilement avec le procès ouvert contre Jacob Zuma l’ancien président sud-africain. Pour à la démission par l’ANC, Jacob Zuma était ce vendredi devant la justice pour une première audience. Il faut maintenant espérer que l’exemple coréen serve de modèle et inspire nombre de pays touchés et par frappés par la corruption au plus haut sommet de l’Etat. Au Brésil également, l’ancien président Lula du Brésil est également tout proche de connaître le même sort que l’ancienne présidente sud-coréenne.

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