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Côte d’Ivoire : une nouvelle mutinerie évitée de justesse ?

Depuis quelques jours, un document signé par le CEMA de Côte d’Ivoire suscite de nombreuses interrogations sur un possible soulèvement militaire.

Les mutineries en Côte d’Ivoire relève-t-elles vraiment du passé comme l’avait indiqué le ministre de la défense en début d’année ? En mai 2017, le gouvernement avait annoncé qu’un accord avait été trouvé avec les mutins pour le paiement des primes Ecomog exigés par 8400 soldats. Mais si l’on se fie à un document militaire portant une signature présentée comme celle du chef d’Etat-Major des Armées, il y’a de nombreuses raisons de croire que le pays a évité de justesse un nouveau soulèvement militaire.

La vague de mutineries en Côte d’Ivoire l’année dernière est un feuilleton que les ivoiriens oublient peu à peu. Pourtant, une folle rumeur de nouveaux mouvements d’humeurs circulent depuis quelques heures sur les réseaux sociaux. Selon un document portant une signature présentée comme celle du général du Sékou Touré, l’actuel chef d’Etat-Major des Armées en Côte d’Ivoire, certains mutins, manifestement insatisfaits de l’accord ou n’ayant pas obtenu gain de cause jusque-là, auraient décidé de lancer une nouvelle mutinerie en Côte d’Ivoire : « honneur porter à votre connaissance, un SMS émanant de certains militaires s’estimant ‘‘omis’’ suite à la satisfaction des revendications des 8400 en Mai 2017, circule ces dernières 48 heures. Ledit SMS incite des militaires, gendarmes et policiers, à descendre sur Abidjan en vue d’un regroupement dans un lieu symbole (présidence, ministère de la défense, primature…), le mercredi 02 mai 2018 à partir de 6h00 », peut-on lire dans le document actuellement diffusé sur les réseaux sociaux. Ce document invite par ailleurs la hiérarchie militaire à prendre les dispositions nécessaires pour parer à cette nouvelle mutinerie que prépareraient certains corps de l’armée ivoirienne. Le mouvement d’humeur qui était censé démarrer le mercredi n’a manifestement pas eu lieu car aucun soulèvement militaire n’a été signalé à Abidjan la capitale économique comme dans les autres villes de l’intérieur du pays.

Une menace à prendre au sérieux ?

Mais plusieurs témoins nous ont confirmé des ballets aériens effectués dans la journée du mercredi par les MI-24 de l’armée ivoirienne, preuve que la menace a été prise au sérieux par les autorités militaires. Mais plus de 24h après, aucun mouvement d’humeur n’a été signalé. Pour l’heure, le ministère de la défense n’a fourni aucune explication sur cette présumée mutinerie que prépareraient certains militaires en Côte d’Ivoire. C’est début janvier 2017 que la vague de protestations militaires a commencé en Côte d’Ivoire. Parti de Bouaké, la mutinerie a peu à peu gagné d’autres villes de l’intérieur du pays, et s’est même étendue jusqu’à Abidjan avec un mouvement d’humeur lancé par les gendarmes du port Autonome d’Abidjan. Après de nombreuses négociations, le gouvernement par la voie du ministre délégué à la défense, a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec les mutins pour la satisfaction de leurs revendications financières. Un an après l’annonce de cet accord, aucun soulèvement militaire, mais la diffusion de ce document prévenant d’une nouvelle mutinerie suscite l’angoisse des populations.

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