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« Deux mâles blancs » : l’étrange sortie d’Emmanuel Macron

Pour certains élus, c’était sans doute la blague de trop à ne pas faire tant l’usage du terme suscite une grosse polémique sur la toile.

Le président français a donné sa vision de la politique pour les banlieues. Dans son intervention, Emmanuel Macron a marqué son auditoire avec l’usage du terme « Deux mâles blancs », terme qui faisait référence à lui et Jean-Louis Borloo. Mais l’usage de cette expression défraie la chronique depuis quelques jours, d’autant plus que certains élus y voient une nouvelle dérive à caractère raciste du chef d’Etat français. Mais les proches du président français font une toute analyse de cette sortie pour le moins étrange.

L’étrange sortie d’Emmanuel Macron au cours d’une allocution sur les banlieues mardi dernier n’a pas échappé à la presse comme aux élus français. Alors qu’il exposait sa vision sur le problème des banlieues, le président français à fait usage d’une expression qui suscite encore un tollé de réactions dans la presse et sur les réseaux sociaux. Après avoir salué Jean-Louis Borloo pour les efforts fournis sur la question, Emmanuel Macron a tout simplement annoncé qu’il ne présenterait pas de ‘‘plan’’ pour les banlieues, car selon lui : « Quelque part ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs, ne vivant pas dans ces quartiers, s’échangent l’un un rapport et l’autre disant, ‘on m’a remis un plan, je l’ai découvert’. C’est pas vrai, ça ne marche plus comme ça ». Dans ce discours de Macron, l’usage du terme « Deux mâles blancs » n’a échappé à personne, au point de susciter une grosse polémique et relancer les débats autour d’une éventuelle dérive raciste du président français. Mais l’ancien ministre Stéphane Le Foll fait une toute autre lecture de cette affaire : « Il y a une stratégie complètement nouvelle, qui est de considérer qu’on va aller vers une logique très anglo-saxonne, et on s’appuie sur les communautés pour pouvoir régler les problèmes de banlieue, ce qu’avait un peu fait Nicolas Sarkozy ». Dans ce déferlement de critiques à l’encontre de Macron pour cette sortie étrange, Mounir Mahjoubi a essayer de rattraper le coup mercredi lors de son passage sur BFMTV : ‘‘Notre méthode c’est la concertation avec les gens concernés par un sujet. Ce n’est pas des experts à Paris qui doivent parler des quartiers populaires. Je suis né et j’ai grandi dans un quartier populaire, j’y habite encore et j’en suis le député. Nous sommes des millions à vivre dans les quartiers populaires en France. En utilisant ce terme, le président dit ‘ce serait dommage que l’on fasse ça à deux alors qu’il y a des millions de gens qui pourraient participer à cette démarche’’.

« Deux mâles blancs », dérive raciste ou pas ?

Pour rappel, ce n’est guère la première fois que le président Emmanuel Macron fait usage de cette expression. Huit ans en arrière, le chef d’Etat déclarait au cours d’une interview : « Aujourd’hui, je ne suis pas prêt à faire les concessions qu’imposent les partis, c’est-à-dire à m’excuser d’être un jeune mâle blanc diplômé, à m’excuser d’avoir passé des concours de la République qui sont ouverts à tout le monde. ». L’année dernière, Macron a récidivé avec l’usage après une question qui lui a été posée sur les femmes au sein de son équipe de campagne : « La société politique, elle est mâle. Ce sont des mâles blancs de plus de 50 ans. ». Les réactions de condamnation des propos tenus par Macron n’ont pas mis du temps à voir le jour : « Reprendre la rhétorique des associations communautaristes n’augure rien de bon. Faut-il être racisée pour parler des banlieues ? Très dangereuse vision communautariste du président Macron », a dénoncé Lydia Guirous, la porte-parole du parti LR. Marine Le Pen a aussi saisi l’occasion pour interpeller le président Macron sur cette dérive pendant son discours : « Je trouve extrêmement choquant que Macron évoque un argument racial digne des “Indigènes de la République”, en délégitimant toute solution pour les banlieues qui émanerait de “mâles blancs”. C’est la consécration du communautarisme au sommet de l’Etat », a dénoncé la candidate malheureuse du FN à la présidentielle de 2017 en France.e

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