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Erdogan « le dictateur » est-il un poids pour la Côte d’Ivoire ?

La Côte d’Ivoire et la Turquie travaillent depuis quelques années au renforcement des relations commerciales.

Ouattara et Erdogan "le dictateur"

Le dirigeant turc Recep Erdogan, bien souvent qualifié de dictateur par ses détracteurs, fait partie des dirigeants qui ont jeté leur dévolu sur le marché africain à la recherche de nouvelles débouchées commerciales. Dans le souci de renforcer la présence des entreprises turques en Afrique sub-saharienne et partout sur le continent, le dirigeant turc a effectué en 2016 une visite d’Etat en Côte d’Ivoire afin de rencontrer Ouattara, l’un des principaux partenaires économiques de son pays au niveau de la sous-région ouest africaine.

Au terme de la visite d’Etat d’Erdogan en Côte d’Ivoire, le dirigeant turc et son homologue ivoirien se sont fixés pour objectif d’augmenter de façon considérable le volume des échanges commerciaux entre les deux pays. A l’occasion de la visite d’Etat du dirigeant turc à Abidjan il y’a un peu plus de deux ans, Abidjan et Ankara ont signé neuf accords de coopération dans plusieurs domaines dont avec une priorité accordée au volet économique. Très souvent assimilé à un dictateur, Erdogan représente aujourd’hui un poids économique non négligeable pour la Côte d’Ivoire. Sous l’ère du dirigeant turc, le volume des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire s’est établi à 160 milliards de francs Cfa il y’a trois ans. En 2011 les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et la Turquie s’élevaient à 204 millions de dollars. Cinq ans plus tard, la balance commerciale est passée à plus de 360 millions de dollars, soit une hausse d’environ 71% en cinq ans. A l’occasion de la visite d’Erdogan en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a fait part de son intention de voir « tripler le volume des échanges pour atteindre le milliard de dollars à l’horizon 2019-2020 ». Les choses semblent plutôt bien partie pour la réalisation de cet objectif commun que se sont fixés les deux chefs d’Etat puisque la présence des entreprises turques à Abidjan a considérablement augmenté après la visite d’Erdogan à Abidjan en février 2016. Par ailleurs, un forum ivoiro-turc s’est même tenu en Côte d’Ivoire en octobre dernier dans le cadre du renforcement des échanges commerciaux entre Ankara et Abidjan. A ce jour, la Côte d’Ivoire reste le premier partenaire économique de la Turquie au niveau de l’Afrique sub-saharienne francophone. Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national de développement 2016-2020, la Côte d’Ivoire a sollicité l’appui de la Turquie pour jouer un rôle majeur dans le financement de ce programme dont 62% des investissements proviennent des bailleurs de fonds étrangers.

La coopération économique avant tout avec Erdogan ?

A en croire un média ivoirien, Erdogan aurait pesé de tout son poids pour obtenir la fermeture d’un établissement d’enseignement à Abidjan qui appartiendrait à l’opposant Fetulah Gûlen. Ce dernier avait été dans le collimateur du dirigeant turc après le coup d’Etat manqué contre son régime. Pour la fermeture de l’établissement en septembre 2017, un arrêté ministériel a été adressé à la direction dudit établissement. Mais pour certains, la fermeture de cet établissement aurait un lien direct avec le coup d’Etat manqué contre Erdogan qui, dans un souci de musèlement de l’opposition turque, aurait pesé de son poids pour obtenir des autorités ivoiriennes cet avis de fermeture. Mais cette théorie émise par un journal de l’opposition ivoirienne est à prendre avec quelques pincettes car ce n’est guère le motif officiel avancé par les autorités ivoiriennes pour justifier la fermeture de l’établissement appartenant à son rival Fetulah Gûlen.

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