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Adjamé : les microbes terrorisent les musulmans en plein ramadan

De jour comme de nuit, les microbes ne manquent pas une seule occasion pour faire d’eux dans la capitale ivoirienne.

La commune d’Adjamé est de nos investie de jeunes enfants en conflit avec la loi communément appelés microbes. Très actifs dans certains quartiers de ladite commune, les jeunes adolescents continuent d’opérer même en plein mois de ramadan. D’ailleurs, des musulmans qui revenaient de mosquée ont failli faire les frais de ces enfants en conflit avec la loi, n’eut été la promptitude de certains résidents qui leur ont opposé une farouche résistance.

A Adjamé, les microbes ont une nouvelle fois semé la terreur sur la voie du boulevard Nanguy Abrogoua. Fort heureusement, aucune victime n’a été dénombrée dans cette énième attaque perpétrée par les enfants en conflits avec la loi. Des fidèles musulmans qui revenaient de prière aux environs de 3h30 du matin ont croisé le chemin de ces adolescents qui s’adonnent à des actes d’agression désormais de jour comme de nuit. Dans la scène de l’attaque filmée par une caméra amateur, les microbes ont battu en retraite face à la détermination des jeunes du quartier Nanguy Abrogoua. Armés de machettes, ces adolescents envisageaient d’attaquer des fidèles musulmans en plein mois de ramadan sortis accomplir des prières nocturnes. Si les agressions se multiplient dans les communes d’Abobo et de Yopougon, Adjamé demeure aujourd’hui l’un des terrains de prédilections des microbes à Abidjan. L’année dernière, des musulmans résident dans un quartier de Yopougon avaient été pris pour cibles en revenant de la prière nocturne par les enfants en conflit avec la loi. A Adjamé, les musulmans sortis faire la prière nocturne dans la grande mosquée de la commune située sur le boulevard Nanguy Abrogoua doivent leur salut à la promptitude de certains jeunes qui ont obligé les agresseurs à battre en retraite sans faire de victime. Depuis des années qu’on en parle, le phénomène de microbes est toujours d’actualité et a même connue une ascendance particulière dans certains quartiers de la capitale ivoirienne.

Solutions toujours insuffisantes face au problème des microbes

Pour endiguer le fléau et ramener le calme et la sécurité, l’état de Côte d’Ivoire s’est attaqué au problème des microbes en mettant en place une cellule de resocialisation de ces enfants dits en conflit avec la loi. Le but de la manœuvre, redonner une seconde chance à ces adolescents en les initiant à l’apprentissage de plusieurs métiers. Mais cette option du gouvernement n’a pas totalement endigué le fléau qui a même pris de l’ampleur depuis un certain moment. Alors qu’ils s’en prenaient aux riverains les nuits, les microbes opèrent désormais en pleine journée dans certains quartiers, parfois sous le regard impuissant de la population qui craint de subir la fureur de ces agresseurs. Des patrouilles de police ont été effectuées dans plusieurs quartiers d’Abidjan reconnus comme terrain de chasse des microbes, mais ceux-ci changent régulièrement de lieu d’opération. Si aucune solution n’est trouvée d’urgence, la population continuera à se faire justice elle-même comme ce fut le cas déjà à plusieurs reprises.

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