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Burkina Faso : l’extradition de François Compaoré renvoyée au 3 octobre

Encore une fois, la demande d’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso est repoussée faute d’éléments suffisants avancés.

Le Burkina Faso devra encore patienter pendant quelques mois avant de savoir si oui non la France validerait la demande d’extradition de François Compaoré, le frère de l’ancien dirigeant du pays des hommes intègres. Accusé d’être impliqué dans la mort du célèbre journaliste Norbert Zongo, le frère de l’ex-président burkinabè avait été inculpé une première fois avant d’être relâché dans cette même affaire, sous l’ère Blaise. Avant de tourner définitivement la page de l’ancien dirigeant, les burkinabè souhaitent avant tout élucider les circonstances de la mort de Norbert Zongo tué alors qu’il enquêtait sur une affaire de meurtre.

L’extradition de François Compaoré a une nouvelle fois été reportée ce mercredi 13 juin à la grande joie de l’avocat du frère de l’ancien président burkinabè : «Le parquet a été convaincu par nos arguments, puisque le Parquet l’avait dit aussi. Il avait demandé un complément d’informations. Cela veut dire que le Burkina Faso, depuis un an maintenant que cette procédure a commencé, n’a pas été en mesure de nous adresser les pièces matérielles qui peuvent corroborer les accusations portées contre François Compaoré. Pourquoi ? Parce que ces pièces n’existent pas», a déclaré ce mercredi Me Pierre Olivier Sûr. Initialement annoncé pour le mois de mars, la décision de demande d’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso avait été renvoyée à la date du 13 juin, mais l’attente sera manifestement plus longue que prévue pour le peuple burkinabè qui attend avec impatience que le frère de l’ex-président s’explique devant les juridictions de son pays. Pour cause, le Parquet de Paris souhaite avoir de plus amples informations sur le dossier, informations que le gouvernement burkinabè serait disposé à fournir pour faciliter cette procédure d’extradition afin d’accélérer le jugement sur la mort du journaliste Norbert Zongo. Faute d’informations complémentaires dans ce dossier, la justice française a donc renvoyée au 3 octobre prochain la décision d’extradition du frère de l’ex-président du Faso. Si l’avocat de la défense se réjouit déjà de cette victoire, celle-ci risque d’être de courte durée si dans quelques mois la justice française ordonne l’extradition de François Compaoré vers son pays. Décédé en 1998, le fantôme du journaliste Norbert Zongo continue toujours de troubler le sommeil de certains membres de l’ancien clan présidentiel, plus précisément le frère de Blaise Compaoré qui est particulièrement mis en cause dans cette enquête.

François Compaoré et l’affaire Zongo, une course poursuite qui dure des années

Norbert Zongo est un célèbre journaliste burkinabè qui avait aussi quelques œuvres romanesques à son actif, deux plus précisément. Mais l’homme s’est particulièrement distingué à travers sa plume de journaliste, notamment pour les investigations sur des sujets très sensibles pendant l’ère de Blaise Compaoré. La mort de Norbert Zongo est survenue en 1998 alors qu’il enquêtait sur la mort de David Ouedraogo, le chauffeur de François tué dans des circonstances encore mystérieuses. Les informations dont nous disposons officiellement révèlent que David Ouedraogo a aurait été torturé avant d’être tué, pour quel motif ? Le 13 décembre 1998, Norbert Zongo et trois personnes qui l’accompagnaient dans le cadre de cette enquête sont assassinés et tout naturellement les soupçons se tournent vers François Compaoré, puisqu’il était principalement visé par l’enquête du journaliste. Malgré les pressions populaires, l’enquête sur la mort du journaliste n’avancera guère. Avant de refermer le chapitre Compaoré les burkinabè veulent savoir qui est responsable de la mort de Norbert Zongo.

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