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Loi anti salafisme : Macron veut taxer les produits halal en France

TAXE PRODUITS HALAL- dans un rapport qui sera transmis à Macron, l’idée d’instaurer une taxe sur les produits dits halal refait surface, un projet qui avait été évoqué théoriquement il y’a plus d’une vingtaine d’années.

Halal taxé produit loi Macron

Le rapport de l’Institut Montaigne sur l’Islam sera très prochainement remis au chef d’Etat français. Mais quelques mesures phares préconisées dans ce document font déjà écho dans la presse française. Par exemple, le rapport préconise une plus grande implication de la communauté musulmane dans le financement de ses projets. Pour permettre à la communauté musulmane de bénéficier d’une indépendance financière vis-à-vis de certaines aides extérieures, le rapport préconise l’instauration d’une taxe sur les produits halals. Combien représentera ce prélèvement par année ? Quelles conséquences pourraient avoir cette mesure sur les prix des produits concernés, si elle venait à être instaurée ?

La mise en place d’une taxe sur les produits halals verra-t-elle le jour sous le quinquennat d’Emmanuel Macron ? Seule certitude, cette mesure considérée à certains égards comme une loi ant-salafisme, fait entres autre partie des recommandations formulées dans le rapport de l’Institut Montaigne sur l’Islam, rapport qui sera très bientôt remis au chef de l’Etat. L’imposition des produits dits halals était une idée évoquée il y’a de cela quelques années. En 1994, Charles Pasqua qui était ministre de l’intérieur sous l’ère Balladur l’avait proposée, sans pour autant que ce projet soit mis en place. Avec le rapport de l’institut Montaigne, les choses risquent d’évoluer pour la mise en place de cette taxe qui concerne uniquement les produits halals destinés à la communauté musulmane de France. Aujourd’hui, le marché du halal en Hexagone pèse entre 5 et 6 milliards d’euros par an. L’imposition de ces produits devrait générer des millions d’euros de recette par an et permettre à la communauté musulmane de France de prendre son indépendance financière vis-à-vis des aides extérieures, comme nous l’explique Hakim El Karoui, l’auteur du rapport de l’Institut Montaigne sur l’Islam : « L’idée, c’est de créer une organisation neutre, indépendante des pays d’origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd’hui les mosquées, pour prélever une toute petite somme d’argent sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d’argent dans le travail théologique, parce que c’est la mère de toutes les batailles. ». Cette taxe collectée ne devrait en théorie pas être reversée dans les caisses de l’Etat si l’on en croit le rapport, puisque cette nouvelle imposition devrait s’inspirer de « taxe de cacherout » mise en place par la communauté juive en France. Mais au-dela de l’autodétermination financière, cette taxe sur les produits halal devrait permettre à l’Etat français d’avoir une plus grande fluidité sur le financement de la religion musulmane en France. Avec la montée du terrorisme en France, certains analystes évoquent la théorie selon laquelle les activités terroristes dans l’Hexagone seraient financées depuis l’extérieur, notamment à travers les aides financières.

Une taxe difficile à instaurer ?

Comme on l’a vu avec la guerre commerciale aux Etats-Unis, l’instauration d’une taxe sur les produits halal pourrait entraîner une hausse de ces denrées sur le marché qui pèse au moins 5 milliards d’euros chaque année. Pour que cette imposition spécifique sur les produits halal voit le jour, il faudrait une uniformisation du marché, une tâche qui s’annonce plus ou moins difficile quand on sait qu’il existe de nombreux organismes qui se chargent de la mise à mort des animaux destinés à ce marché. Aussi, le président du culte musulman en France pose comme condition d’application de cette taxe la non implication de l’Etat français. Sur un marché qui pèse 5 milliards d’euros chaque année, cette taxe représenterait des millions d’euros chaque année, et servira entre autres à former des responsables religieux et aussi à financer des projets de construction de certaines mosquées sans recourir aux financements extérieurs.

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