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Grève des magistrats au Mali : report des élections législatives

ELECTIONS LEGISLATIVES AU MALI – prévues pour le mois d’octobre, le scrutin législatif malien aura finalement lieu le 25 novembre prochain, du moins pour ce qui est du premier tour.

Le ministère de l’administration territoriale vient de mettre un terme au suspense en annonçant le report des élections législatives. Actuellement contrôlé par le parti au pouvoir, le RPM avec 66 sièges sur 147, le Parlement malien sera renouvelé finalement trois mois après la tenue de la présidentielle de juillet 2018, c’est-à-dire au mois de novembre. A la date limite de dépôts des dossiers, de nombreux candidats n’avaient pas été en mesure de déposer leurs dossiers, en raison d’une grève entamée par les magistrats maliens.

La grève illimitée des magistrats au Mali aura des répercussions sur la tenue des élections législatives. Initialement prévues pour le mois d’octobre, soit trois mois après la tenue du premier tour de la présidentielle au Mali, le scrutin législatif a finalement été reporté par le ministère de l’administration territoriale, l’instance chargée de l’organisation des élections sur le territoire malien. En raison de la grève des magistrats, certains candidats n’ont pu se procurer les documents administratifs nécessaires pour le dépôt de candidature. Depuis le 27 août, l’appareil judiciaire malien est frappé par une grève illimitée sans service minimum, suite à certaines revendications encore non satisfaites par le gouvernement. Conséquence de l’arrêt de travail des hommes de justice, impossible d’établir des documents administratifs. Selon le calendrier fixé par le ministère de l’administration territoriale, la date limite de dépôts des dossiers de candidature pour les élections législatives était initialement le jeudi 13 septembre, soit moins de deux mois après l’annonce de la victoire d’IBK au second tour de la présidentielle face à Soumaïla. Mais la grève des magistrats oblige l’administration territoriale malienne à repousser la date de dépôt des dossiers. Les législatives maliennes n’auront donc plus lieu le 28 octobre (pour le premier tour) et le 18 novembre (deuxième tour) comme prévu. Le premier tour du scrutin législatif aura finalement lieu le 25 novembre prochain, tandis que le second tour sera lui prévu pour le 16 décembre. Même si toute la fonction publique n’est pas impactée par cette grève des magistrats maliens, sa reconduction pour une durée illimitée contraint le gouvernement malien à reporter les élections législatives pour la fin d’année. Vainqueur de la présidentielle malienne avec 67,16% des voix, Ibrahim Boubacar Keita doit maintenant s’assurer d’une large majorité au sein du parlement malien, un hémicycle qu’il contrôle depuis le scrutin législatif de 2014. Après la proclamation des résultats en 2014, le parti d’IBK, à savoir le RPM, est arrivée en tête des législatives en raflant 66 sièges sur les 147 disponibles au sein de l’Assemblée Nationale Malienne. Son principal opposant, à savoir Soumaïla Cissé, était arrivé à l’époque en seconde position en remportant 17 sièges, suivi du parti de l’ADEMA avec 16 sièges au sein de l’hémicycle malien. Avec une opposition désunie et fragilisée, le parti d’IBK est quasiment assuré d’avoir encore le contrôle de l’appareil législatif malien au soir du 16 décembre, date de tenue du second tour des élections.

A quand la fin de la grève des magistrats ?

Il s’agit d’une grève illimitée sans service minimum entamée depuis le 27 août dernier. Si les revendications des hommes de justice au Mali sont avant tout financières, le volet sécuritaire occupe aussi une place importante dans cette grève, comme nous l’explique Alou Badra Nanakassé, responsable d’une branche syndicale au sein de la magistrature malienne : «  Par rapport au volet sécuritaire, nous avons eu des discussions avec la partie gouvernementale, le premier juin 2018. À l’occasion de ces discussions, la partie gouvernementale nous avait fait des promesses fermes en nous faisant comprendre que le 30 juin au plus tard les mesures de sécurité allaient être renforcées au tour de toutes les juridictions et autour de tous les personnels judiciaires. Malheureusement, par la suite, nous n’avions constaté aucune amélioration du dispositif sécuritaire. Au contraire, le dispositif existant a été allégé, là où il y avait trois agents il y en a plus qu’un ; là où il y en avait un, il y en a plus. L’on ne pouvait pas comprendre cela. Le prétexte avancé est qu’on n’a envoyé les agents en formation, explique le conférencier. Sur le plan sécuritaire, le gouvernement n’a pas tenu ses engagements ». La tenue des élections législatives est plus que jamais conditionnée par l’arrête de cette grève de la magistrature malienne, mais nul ne sait quand le mot d’ordre sera levé à cet jour.

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