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Rentrée scolaire, frais annexes : le journaliste André Silver recadre Kandia Camara

RENTREE SCOLAIRE – Malgré l’ouverture des classes il y’a une semaine de cela, la reprise des cours n’est encore totalement effective.

La nouvelle rentrée scolaire en Côte d’Ivoire a démarré sur fond de tensions entre la FESCI et le ministère chargé de l’éducation nationale. Motif des tensions, des supposés frais annexes qui auraient été rajouté aux couts normaux d’inscription, une information démentie à ce jour le ministère de l’éducation nationale. Pour éclairer les parents d’élèves sur cette situation, Kandia Camara était sur les antennes publiques dans le but de donner de plus amples informations sur les coûts pratiqués par les différents établissements. Mais les réactions ont été mitigées après l’intervention de la ministre. Très attentif à la situation socio-politique du pays, le journaliste ivoirien André Silver Konan n’a pas mâché ses mots. Dans une publication depuis son compte Facebook, l’homme de média a largement critiqué la mise en place du FACCEN, une structure qu’il n’a pas hésité à comparer à ‘‘une organisation de type mafieux’’.

L’affrontement entre la FESCI et la police a relancé une nouvelle fois les débats sur les frais d’inscriptions en Côte d’Ivoire durant la rentrée scolaire. La plus importante branche syndicale estudiantine a manifesté la semaine dernière contre les frais annexes qui seraient appliqués pendant le processus d’inscription dans les lycées et collèges du pays. Coges, Frais d’inscription en ligne, inscription physique dans les établissements, autant de dépenses que doivent effectuer chaque les années d’élèves avant de voir leur enfant prendre le chemin des cours. Mais toutes ces sorties d’argent n’auraient pas raison d’être si l’on en croit la Fesci et aussi le journaliste ivoirien André Silver Konan. L’homme de média s’est étalé depuis sa page Facebook sur le FACCEN, le Fonds de soutien au conseil consultatif de l’éducation nationale. A en croire l’homme de média, cette structure a été mise en place « de toute pièce par Kandia Camara. C’est une vraie escroquerie intellectuelle qui rappelle une organisation de type mafieux qui consiste à mouiller la barbe à un large éventail de personnes, avec des frais d’inscription en ligne. ». Selon le journaliste ivoirien, c’est au cours de l’année 2014 que « la ministre Kandia Camara a eu l’ingénieuse idée de créer un Conseil consultatif de l’éducation nationale. C’est toujours comme ça, les gens s’arrangent toujours à créer un système, pour “blesser” dans notre jeton. Bref. Elle a confié la présidence de ce conseil à un de ses proches, un dénommé Sidiki Bakayoko, l’un des présidents de l’une des nombreuses associations de parents d’élèves (au passage, les gens créent les associations, moins pour défendre les intérêts collectifs que de pouvoir intégrer des systèmes de ce genre). Ce conseil comprend 30 personnes, je dis bien 30 personnes. Et pour que chacun ait la bouche assez pleine, pour ne pas pouvoir parler, on a nommé dans ce conseil, 13 membres de divers syndicats de l’enseignement (vous avez bien lu), 10 fonctionnaires, des parents d’élèves, des religieux et des chefs traditionnels. ».

Le FACCEN, une organisation qui rapporte 300 millions chaque année

Le Coges est une structure de gestion des établissements mise en place par les parents, un comité dont l’utilité est reconnue puisqu’elle contribue à équiper certaines écoles en tables banc et à rénover certaines écoles. Mais qu’en est-il de l’utilité du FACCEN, une structure qui rapporte environ 300 millions de francs Cfa chaque année : « Chaque année, avec une moyenne de 4 millions d’élèves (cette année, l’ensemble du système comptabilise environ 6.5 millions d’élèves), ce fonds devrait générer en moyenne 300 millions FCFA. Qui gère ce fonds ? Comment ? Quel est son chiffre précis ? Qui le contrôle ? Comment est-il dépensé ? Une et une seule personne a la réponse : Kandia Camara. Je l’ai dit et je le répète : plusieurs fonds créés dans le cadre des frais d’inscription en ligne ne se justifient pas, dont celui-ci. On n’a pas besoin de créer un conseil consultatif pour régler les conflits au sein de l’éducation nationale. Il y a des inspecteurs dans tous les ministères, il y un grand médiateur, il y un Conseil national du dialogue social, il y a des conseillers chargé des syndicats au ministère. », explique André Silver Konan.

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