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Affaire Bygmalion : Sarkozy renvoyé en correctionnel

AFFAIRE BYGMALION SARKOZY – comme convenu, la justice s’est prononcé ce jeudi sur l’affaire de financement illégal de la campagne de l’ex-dirigeant.

La décision de la justice dans l’affaire bygmalion est tombée ce jeudi 25 octobre. Mais à la grande déception de l’ancien président, la Cour d’Appel de Paris a confirmé son renvoi en correctionnel dans cette affaire de financement illégal de sa campagne électorale en 2012. Après l’annonce de la décision de la Cour d’Appel de Paris, l’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, a indiqué qu’il contesterait la décision de justice rendue ce jour en cassation. En plus de l’ancien président français, 13 autres personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’affaire seront aussi renvoyées en correctionnel.

L’affaire Bygmalion a pris un nouveau tournant ce jeudi avec la décision de la Cour d’Appel de Paris de renvoyer en correctionnel Nicolas Sarkozy. Alors que le conseil constitutionnel avait déjà sanctionné l’ancien Président de la République dans le cadre de cette même affaire, la Cour d’Appel de Paris a décidé de renvoyer l’ancien président de Les Républicains devant un tribunal correctionnel dans l’enquête sur le financement illégal de sa campagne électorale en 2012. Sur les deux juges d’instruction, seul l’un d’entre eux a approuvé cette décision. Le Juge Serge Touraine a justifié cette décision de renvoi en correctionnel du fait que Nicolas Sarkozy « était supposé connaître, respecter et faire appliquer par ses équipes les dispositions légales… L’autorité de Nicolas Sarkozy, son expérience politique et l’enjeu que représentait pour lui sa nouvelle candidature à la magistrature suprême, rendent peu crédible l’hypothèse d’un candidat déconnecté de sa campagne laissant ses équipes ou son parti et ses dirigeants agir en dehors de lui et décider de tout à sa place ». A l’annonce de cette décision, l’avocat de Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il envisageait de se pouvoir en cassation pour contester cette décision de la Cour d’Appel de Paris. Me Thierry Herzog s’appuie notamment sur le fait que son client avait été jugé une première fois dans l’affaire bygmalion, à l’issue de laquelle le Conseil Constitutionnel l’avait infligé une pénalité financière. Selon l’avocat de l’ancien dirigeant français, son client ne peut être jugé deux fois dans le cadre de la même affaire, d’où son intention de contester le verdict rendu ce jeudi en cassation très prochainement. Pour sa part, le juge Touraine justifie sa décision par la nécessité d’éclaircir certaines zones d’ombres dans l’affaire bygmalion : « Nicolas Sarkozy a incontestablement bénéficié des fraudes révélées par l’enquête, qui lui ont permis de disposer, lors de sa campagne de 2012, de moyens bien supérieurs à ce que la loi autorisait. Toutefois, l’enquête n’a pas établi qu’il les avait ordonnées, ni qu’il y avait participé, ni même qu’il en avait été informé. ». Mais l’ancien chef d’Etat français ne sera pas le seul protagoniste renvoyé en correctionnel pour cette affaire. 13 autres protagonistes ont aussi été renvoyés devant un tribunal correctionnel, dont son ancien directeur de campagne.

Jérôme Lavrilleux prêt à assumer ses responsabilités

En 2012, Jérôme Lavrilleux était le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. Lors de la campagne électorale, environ 44 meetings avaient été organisés par Jérôme Lavrilleux. Mais les plafonds autorisés par la justice, à savoir 22,5 millions d’euros, avaient été excédés. Au premier rang de la campagne de Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux est l’un des 13 protagonistes renvoyés ce jeudi en correctionnel dans l’affaire bygmalion. Dans un entretien accordé à Franceinfo ce jeudi dans la matinée, il se dit prêt à assumer ses responsabilités devant la justice : « Mon rôle était d’organiser les meetings que me demandait le directeur de campagne, qui lui-même rendait compte au candidat. Je n’étais pas présent aux réunions stratégiques à l’Elysée où tout se décidait. On nous demandait d’organiser des meetings, ce que j’ai fait. On est passé du jour au lendemain d’une vingtaine de meetings à quarante meetings. Je ne suis pas poursuivi comme auteur principal mais comme complice. J’ai fait ce qu’on m’a demandé de faire, et j’en paierai les conséquences. J’assumerai devant les tribunaux ma responsabilité.».

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