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Présidentielle en RDC : Jean-Pierre Bemba et Katumbi réaffirment leur soutien à Fayulu

SCRUTIN PESIDENTIEL EN RDC – Malgré le volte-face de deux partis de l’opposition, les opposants au régime Kabila comptent toujours honorer l’accord de Génève en s’alignant tous derrière un candidat unique.

Fragilisé par le désistement de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, le candidat unique de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre en RDC bénéficie toujours de la confiance des autres leaders de l’opposition. Désigné comme candidat unique de l’opposition dimanche dernier, Martin Fayulu peut compter sur le soutien des cinq autres signataires de l’accord de Génève qui l’a porté comme unique représentant la classe politique d’opposition. Ecartés par la commission électorale, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi ont de nouveau réaffirmé leur soutien au candidat unique désigné dimanche en Suisse, appelant au passage Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe à revenir sur leur décision d’aller en ordre dispersé face à Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat désigné par Joseph Kabila pour ce scrutin. Le premier tour du scrutin est prévu pour le 23 décembre prochain et la campagne électorale démarre d’ici une semaine.

A une semaine du démarrage de la campagne électorale pour la présidentielle en RDC, l’opposition tente d’afficher son unité autour du candidat unique désigné dimanche dernier à Genève. Alors qu’il avait été unanimement désigné comme candidat unique de l’opposition par sept leaders politiques congolais, Martin Fayulu a vu sa position se fragiliser avec le retrait de Félix Tshisekedi de l’accord signé il y’a quelques jours en Suisse : «Je me suis rendu compte que l’acte que vous avons posé à Genève n’a pas été compris par la base. Au contraire, cet acte a été rejeté. Par conséquent, j’assume ce que je dis, je retire ma signature au nom de l’UDPS, de cet accord que nous avons signé à Genève», a indiqué dans une interview le président de l’UDPS a son arrivée en République Démocratique du Congo. Si ce retrait est un coup dur pour l’opposition congolaise, celle-ci n’a pas encore renoncé à son intention de présenter un candidat unique qui est Martin Fayulu. Dans un communiqué conjoint, les cinq autres signataires de l’accord de Genève ont réaffirmé leur soutien au candidat unique désigné lors d’une nouvelle réunion qui s’est tenue à Bruxelles cette fois : «Nous avons confiance en Martin Fayulu, un véritable soldat du peuple dont le cursus, l’expérience et l’engagement sont avérés. Nous croyons en sa capacité de remporter l’élection présidentielle», peut-on lire dans le communiqué qui porte la signature des cinq autres opposants politiques. Bien que leur candidature ait été rejetée par la CENI, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi ont décidé de faire bloc derrière la candidature de Martin Fayulu. Depuis son compte Twitter, l’homme d’affaires en exil a appelé à l’union autour de Fayulu pour faire de cette alternance tant voulue une réalité : «Chers compatriotes, depuis 2 ans j’appelle à un candidat commun de l’opposition. Aujourd’hui, nous en avons un, je vous demande à tous de le soutenir ! Soyons à la hauteur des enjeux, unissons-nous autour de @MartinFayulu pour une vraie élection et une vraie alternance», a tweeté Moïse Katumbi. Pour l’heure, aucune réaction de Tshisekedi et Kamerhe à cette nouvelle main tendue de l’opposition.

Le retrait de Tshisekedi et Kamerhe, une ruse politique ?

Pour certains, le volte-face des deux poids lourds de l’opposition n’est pas sans raisons. A en croire certaines opinions, le retrait de Tshisekedi et Kamerhe n’est rien d’autre qu’une mise en scène préméditée pour éviter de respecter l’accord politique de Genève. Selon certaines sources, l’accord stipulait que les opposants politiques s’engageaient à quitter la scène politique après le renversement du régime Kabila par la voie des urnes. Mais les concernés ont une toute autre version des faits : «La direction politique nationale du parti qui représente le congrès en session réunit ce jour m’a intimé l’ordre de retirer ma signature de cet accord qui risque de faire voler le parti en éclats.», expliquait Vital Kamerhe.

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