Election en RDC : le scrutin du 30 décembre reporté dans 3 circonscriptions

par Kohan Kioshiko
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A quelques jours du premier tour des élections présidentielles en RDC, la Commission électorale indépendante vient de déclarer dans un communiqué que le scrutin n’aura pas lieu dans trois circonscriptions du pays. Béni situé dans le Nord Kivu fait partie des zones concernées par ce report du scrutin prévu me 30 décembre sur toute l’étendue du territoire national. La CENI évoque comme raisons de ce report l’insécurité qui prévaut dans ces zones est aussi les risques d’une éventuelle propagation de la maladie à virus Ebola qui a refait surface en République Démocratique du Congo il y’a quelques mois. Mais le report du scrutin dans les trois à risque indiquées par la CENI pourrait dans une certaine mesure influencer le résultat de la présidentielle puisque les zones en questions totalisent un peu plus de 1,2 millions d’électeurs.

Le scrutin présidentiel du 30 décembre 2018 en RDC n’aura pas lieu dans toutes les circonscriptions du pays. Selon un communiqué de la CENI dévoilé ce mercredi, les élections locales prévues dans quelques jours n’auront pas lieu dans les circonscriptions électorales de Beni, Butembo et Yumbi, trois circonscriptions électorales capitales dans ce scrutin. Selon le communiqué de la CENI, les votes dans ces villes auront lieu bien après les résultats définitifs de la présidentielle et la prestation de serment du nouveau président élu le 30 décembre. Le scrutin dans ces circonscriptions électorales a été reporté en mars 2019 sans qu’un calendrier précis ne soit pour l’instant défini par la Commission électorale dirigée par Corneille Nangaa. Les raisons sécuritaires et la maladie Ebola qui a refait surface en RDC sont les principales raisons avancées par la commission électorale pour justifier ce report partiel du vote : « Considérant la persistance de l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui continue de sévir dangereusement dans les circonscriptions électorales de Beni, Beni Ville et Butembo Ville dans la province du Nord-Kivu ainsi que la menace terroriste qui plane sur cette région avec des actes criminels récurrents perpétrés par des bandes et milices armées. Considérant, en outre, que les élections suscitent des mouvements importants des électeurs vers les lieux de vote, entraînant ainsi des concentrations et une forte promiscuité de la population, augmentant le risque de propagation de cette maladie et favorisant opportunément les attaques terroristes. Qu’en sus, le déploiement des agents opérationnels de la Céni, des témoins, des observateurs électoraux et journalistes dans ces contrées les expose aux mêmes menaces relevées ci-dessus (…) les élections directes dans les circonscriptions électorales de Beni, Beni ville et Butembo ville en province de Nord-Kivu ainsi que Yumbi, dans la province de Maï-Ndombe, initialement prévues le 30 décembre 2018, sont reportées au mois de mars 2019 et feront l’objet d’un calendrier spécifique », lisons-nous dans le communiqué officiel de la CENI. Les opposants politiques ont été nombreux à réagir à cette décision prise par la CENI sans consultation préalable des principaux protagonistes.

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Le report partiel des élections présidentielles dans trois circonscriptions électorales en RDC a fait réagir les principaux opposants au régime Kabila. Dans un communiqué conjoint, Martin Fayulu, le nouveau visage de l’opposition congolaise, et autres partis d’opposition, ont averti contre les risques d’une résurgence de la violence lors du scrutin avec ce report partiel du vote : «La Ceni, ainsi que monsieur Corneille Nangaa manifestement déterminés à organiser des élections chaotiques en RDC, porteront toute la responsabilité des conséquences qui découleront de la tenue de telles élections.», a réagi Corneille Nangaa. Les résultats du scrutin présidentiel seront connus le 15 janvier 2019 alors que le vote dans les trois circonscriptions à risque est annoncé pour mars 2019.

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