Alain Lobognon : la lettre ouverte du député depuis la MACA

par Kohan Kioshiko
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ARRESTATION ALAIN LOBOGNON – Le député de Fresco est officiellement le deuxième proche de Guillaume Soro placé en détention à la MACA.

Après son audition, Alain Lobognon a été placé sous mandat de dépôt puis conduit à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan la semaine dernière. Il était reproché au parlementaire ivoirien d’avoir répandu de fausses nouvelles dans l’affaire Ehouo Jacques, un autre parlementaire ivoirien qui fait l’objet d’une enquête judicaire depuis quelques temps. Depuis la prison, Alain Lobognon a adressé une lettre ouverte à l’opinion publique nationale et internationale. L’objectif de cette lettre est bien sûr d’interpeller la communauté nationale et internationale sur les conditions d’arrestations d’un député en Côte d’Ivoire, alors que l’immunité parlementaire de ce dernier n’a pas été levée. Le représentant de la localité de Fresco à l’Assemblée Nationale est le deuxième proche de Guillaume Soro à être envoyé à la MACA sous le régime du président Outtara, le premier ayant été son directeur de protocole, le dénommé Soul to Soul, placé en détention en octobre 2017 suite à la découverte d’une cache d’arme à sa résidence située dans la ville de Bouaké.

Depuis la prison, Alain Lobognon a reçu le soutien d’Ehouo Jacques, le maire élu de la commune du Plateau qui n’a pas encore pris officiellement ses fonctions, pour cause de non installation du conseil municipal. Auditionné courant de la semaine dernière, le député de la localité de Fresco a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison d’arrêt et de correction de la ville d’Abidjan situé dans la commune de Yopougon. Dans le cadre de l’affaire Ehouo Jacques, le député est accusé d’avoir répandu de fausses nouvelles à l’encontre du Procureur de la République Adou Richard. Depuis son lieu d’incarcération, Alain Lobognon s’est exprimé à travers une lettre ouverte dont le contenu a été diffusé sur la toile. Dans cette lettre, l’élu de Fresco s’offusque contre les circonstances de son arrestation, arrestation dont il impute la responsabilité au ministre de la justice : « Le 15 janvier 2019, le procureur du tribunal d’Abidjan, Adou Richard, agissant sous la dictée du ministre ivoirien de la justice, a déchiré le Droit pour faire place à l’arbitraire juridique. En me faisant arrêter et enfermer, comme un vulgaire bandit, pour un délit d’opinion dit propagation de fausses nouvelles, celui qui régente, par des méthodes obscures, la Justice en Côte d’Ivoire, a prouvé aux Ivoiriens que les droits et libertés abondamment cités dans la Constitution de notre pays, ne sont que des notions pour tromper ceux qui croient en la Démocratie en Côte d’Ivoire.», écrit Alain Lobognon dans sa lettre. Il y’a quelques jours, l’Assemblée Nationale organisait un vote sur la question du maintien ou non de l’immunité parlementaire de ce dernier.

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