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Grève à l’université Felix Houphouët Boigny : un syndicat réclame la démission du président

Grève à l’université Felix Houphouët Boigny : un syndicat réclame la démission du président

GREVE DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR IVOIRIEN – Depuis quelques jours, le système éducatif ivoirien, en particulier le système universitaire, est confronté à un arrêt de travail qui pourrait mettre en péril l’année académique en cours.

Toujours pas de dénouement dans le bras de fer qui oppose le président de l’Université Felix Houphouët Boigny d’Abidjan aux enseignants chercheurs. A l’issue d’un conseil des disciplines qui s’est ténu courant janvier, la présidence de l’université avait annoncé la suspension de 8 enseignants chercheurs. En réponse à la suspension, la CNEC, syndicat à l’origine de la grève universitaire, a appelé les enseignants à l’arrêt de toutes activités académiques sur le campus pour une période d’une année, allant du 4 février 2019 au 4 février 2020. Face à cette impasse, un autre syndicat d’enseignants ivoiriens est sorti de son silence pour exiger la démission du président de la plus grande université publique ivoirienne.

Malgré l’appel à la reprise des cours à l’université Félix Houphouët Boigny, le retour à la normale est loin d’être pour l’instant effectif. A l’origine de la grève qui secoue le système universitaire ivoirien, la suspension de huit enseignants chercheurs parmi lesquels Brou Kamenan Marcel, Assistant en géographie,  Dakon N’da Joseph, Maître-Assistant en Criminologie ;  ou encore Kouamé Atta, Maître de Conférences en Anthropologie. Au mois de décembre, ils avaient fait irruption dans le bureau du président de l’Université, exigeant une rencontre avec ce dernier sur le champ. Un conseil de discipline s’était tenu un mois plus tard, le 15 janvier 2019 pour être plus précis. Le Conseil en question s’est prononcé en faveur d’une suspension des 8 enseignants chercheurs de toute activité académique durant une période d’un an, une décision dénoncée par le secrétaire générale de la CNEC. En réponse à la sanction infligée à leurs collègues, ledit syndicat a décrété une grève à l’Université Felix Houphouët Boigny pour une durée d’un an, à compter du lundi 4 février 2019. Dans un récent communiqué, le professeur Abou Karamoko qui assure la présidence de la plus grande université publique ivoirienne, a appelé les enseignants  à ignorer le mot d’ordre de grève lancé par la CNEC et reprendre ainsi le travail dès le lundi 4 février, une reprise qui est loin d’être effective. Face l’environnement actuel qui prévaut et devant l’éventualité d’une année blanche, un autre syndicat réunissant les enseignants de l’université ivoirienne, s’est exprimée sur le sujet.

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Le Sylec souhaite la démission du professeur Abou Karamoko

Pour le sylec, «  le Prof Abou Karamoko reste et demeure, l’inspirateur de ces violences pour les raisons suivantes : 
1. Son manque de diplomatie, de courtoisie et de tempérance dans la gestion au quotidien de cette institution ayant conduit en 2017 à accuser, à la une de journaux (Cf. Notre voie n°5684, du lundi 21 aout 2017), les Enseignants-Chercheurs de fraudeurs ;
2. L’instauration de la violence au-delà de toute éthique, en invitant les étudiants en 2018 (voir vidéo en ligne), à bastonner les Enseignants-Chercheurs en situation de grève.». Au regard de cette situation, le syndicat libre des enseignants chercheurs a appelé «le président Abou Karamoko à rendre sa démission dans les plus brefs délais dans l’intérêt de la cohésion et de la restauration de l’université Félix Houphouët-Boigny». Le syndicat a aussi lancé un appel au gouvernement pour la convocation de nouvelles élections en vue de la désignation d’un nouveau président à la tête de l’université Félix Houphouët Boigny.

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