Franc Cfa : Au Togo, la BCEAO défend la monnaie africaine

par Kohan Kioshiko
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MONNAIE FRANC CFA – Après la Côte d’Ivoire c’est au tour du Togo de défendre pieds et poings liés la monnaie africaine. Plusieurs responsables de la Banque Centrale ouest africaine, émettrice de la devise, se sont attachés à dévoilés les avantages d’appartenir à cette zone monétaire.

Pour les défenseurs du Franc cfa, il ne faudrait pas voir seulement que certains inconvénients liés à la monnaie africaine, une idée que refuse d’accepter les détracteurs de la devise. Alors que les débats sur l’avenir de la dévise refont surface, des voix s’élèvent pour plaider en faveur de ladite monnaie. Il y’a de cela quelques jours, le président ivoirien réaffirmait son attachement et son plein soutien au Franc Cfa dont il a plaidé pour un élargissement. Mais il n’est pas la seule personnalité politique à prendre position pour la devise née en 1945. Au Togo, des cadres de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest, se sont lancés dans un exercice de promotion de la devise africaine née durant la période coloniale.

La BCEAO, Banque centrale de l’Afrique de l’ouest, émettrice du Franc Cfa, n’est pas restée insensible à la polémique sur l’avenir de la monnaie héritée de l’époque coloniale. Si de nombreux intellectuels africains plaident pour un abandon de la devise, de nombreux dirigeants et cadres manifestent leur opposition à l’idée d’une disparition de la monnaie africaine. Au Togo, plusieurs cadres de la Banque centrale ouest africaine ont égrené des arguments en faveur du Franc Cfa dont les avantages sont rarement évoqués par les détracteurs : «Ce que la France nous a proposé nous convient économiquement. Nous ne sommes que huit Etats, alors que les investissements sont extrêmement coûteux. A cela s’ajoute la compétence des ingénieurs fiduciaires qui est très chère, alors qu’il faut du monde pour ce travail. Mais nous pouvons investir pour y arriver», a souligné la conseillère en communication du gouverneur de la BCEAO. Pour sa part, le directeur de la Banque centrale au Togo s’est attardé à mieux expliquer le fonctionnement des comptes d’opération à travers lesquels la France s’enrichirait : «On ne crée pas d’argent indéfiniment en contrepartie des mêmes réserves. Le dépôt de 50% est un principe. Cela ne voudrait pas dire que l’argent déposé est stocké et est intouchable. Cela fonctionne comme un compte à vue, qui est d’ailleurs rémunéré. À tout moment, nous utilisons l’argent déposé pour faire nos opérations. La contrepartie des réserves est déjà dans nos économies. Le FCFA joue parfaitement ces rôles et financièrement, c’est nous qui gagnons. Les réserves ne sont pas un stock mais constitue un flux». Cette position en faveur du Franc Cfa fait suite aux nouvelles déclarations du président ivoirien au sujet de la monnaie.

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«Je voulais vous dire une chose, le FCFA est une monnaie solide gérée par la BCEAO et uniquement par les Africains. C’est une monnaie qui est en circulation non seulement dans les 8 Etats membres de l’UEMOA mais dans toute l’Afrique de l’Ouest y compris la Mauritanie, le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leone, le Liberia, la Gambie… qui sont des Etats non membres de l’UEMOA. Dans tous ces pays, les populations acceptent et utilisent le franc CFA. Si cette monnaie était autant décriée pourquoi voulez-vous que des pays qui ne sont pas membres du franc CFA que populations iraient chercher des francs CFA ?», affirmait le président ivoirien vendredi dernier depuis l’Elysée.

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