Grève des enseignants : Kandia Camara refuse de céder à une revendication

par Kohan Kioshiko
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GREVE DANS L’EDUCATION NATIONALE – Cela fait plus d’un mois que les élèves du cycle primaire, secondaire et universitaire sont dispensés de cours.

Toujours pas de dénouement favorable à la grève des enseignants du primaire et du secondaire. Si le gouvernement rappelle la nécessité de revenir à la table des discussions, il y’a en revanche certaines revendications sur lesquels le ministère refuse de faire des concessions.

Qui du gouvernement et des grévistes cèdera en premier dans ce bras de fer qui oppose les enseignants et l’état ivoirien depuis plus d’un mois ? A ce stade de la grève, chaque camp semble vouloir camper sur ses positions. De leurs côtés, les enseignants souhaitent voir leurs revendications satisfaites pour la reprise des cours, sauf que le gouvernement n’entend pas faire des concessions sur certains dossiers. C’est le cas des cours de mercredi instauré dans le programme de l’éducation nationale par la ministre Kandia Camara. Le passage à cinq jours de cours par semaine a fait l’objet d’une grève sans précédents dans l’enseignement primaire. Aujourd’hui encore, la suppression des cours dispensés les mercredis figure au nombre des revendications formulées par les grévistes de l’enseignement primaire. Mais le gouvernement n’envisage guère de céder sur ce terrain si l’on en croit la ministre de l’éducation nationale. Invitée à l’émission les Rendez-vous du gouvernement jeudi soir sur les antennes publiques, Kandia Camara est de nouveau revenue sur les raisons qui poussent le gouvernement à maintenir le programme des cinq jours de cours dans la semaine : «Les enseignants obligeaient chaque enfant à y assister moyennant des frais alors que nous sommes dans un système de gratuité. Ils pouvaient autoriser dans la semaine n’importe quelles absences de leurs élèves mais jamais celles du mercredi puisque c’était payant. Si les enseignants imposaient les cours du mercredi c’est justement en raison du quantum horaire insuffisant. Le gouvernement n’a fait que répondre à ce besoin en réinstaurant les cours du mercredi mais gratuitement cette fois. C’est l’employeur qui fixe les règles et non l’employé.», a souligné la ministre de l’éducation nationale. A l’approche des examens à grands tirages, les positions se durcissent de part et d’autres dans ce bras de fer qui touche aussi l’enseignement secondaire et même l’enseignement supérieur.

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En théorie, les élèves du primaire et du secondaire ont au moins un mois de cours à rattraper, un rattrapage qui pourrait se rallonger avec une nouvelle durée de la grève des enseignants. La situation est particulièrement difficile pour les élèves en classe d’examen étant donné que le calendrier des examens scolaire n’a pas connu de changement malgré l’arrêt des cours pour au moins un mois. Un réaménagement du calendrier scolaire devrait très rapidement être mis en place pour permettre aux élèves de rattraper les semaines de retard dû à la grève.

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