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Présidence de l’Assemblée Nationale : l’élection boycottée par 3 groupes parlementaires

Présidence de l’Assemblée Nationale : l’élection boycottée par 3 groupes parlementaires

ELECTION DU PAN – Un mois après la démission de Guillaume Soro, les tractations sont en cours en vue de la désignation du prochain président de l’Assemblée Nationale en Côte d’Ivoire.

Le successeur de Guillaume Soro à la tête de l’Assemblée Nationale sera connu le jeudi 7 mars prochain. Conformément au mandat conféré au président intérimaire, celui-ci disposait d’un délai d’un mois maximum pour organiser les élections qui désigneront le prochain PAN. Mais à la veille du vote, les langues se délient pour dénoncer le processus d’élection.

Après la démission de Guillaume Soro de la présidence de l’Assemblée Nationale, un président intérimaire en la personne de l’honorable Diawara Mamadou avait été désigné pour assurer la transition en organisant les élections dans un délai maximum de 30 jours, conformément aux textes. Selon les informations dont nous disposons, la tenue du vote pour la désignation du successeur de Guillaume Soro, en poste depuis avril 2012, est prévue pour le jeudi 07 mars. Considéré comme le groupe majoritaire à l’Assemblée Nationale, le RHDP délèguera jeudi un candidat pour reprendre la présidence de l’hémicycle ivoirien. A en croire les bruits qui courent, le candidat présenté par le RHDP devrait sans surprise être Amadou Soumahoro, membre du cercle rapproché de Ouattara Alassane. Les doutes concernant son arrivée à la tête du parlement ivoirien ont été confirmés en début de semaine par un décret présidentiel mettant fin à ses fonctions de ministre chargé des affaires présidentielles. Si la conservation de la présidence de l’Assemblée Nationale sera une formalité pour le RHDP, le système de vote mis en place suscite cependant la colère de certains élus. A l’issue d’une réunion qui s’est tenue ce mercredi, trois groupes parlementaires sont montés au créneau pour dénoncer le système de vote mis en place par le président intérimaire de l’Assemblée Nationale. En lieu et place du bulletin unique, l’honorable Diawara Mamadou a opté pour le bulletin de vote multiple, un choix qu’il aurait fait sans concertation préalable, d’après trois groupes parlementaires. Dans un communiqué conjoint rendu ce mercredi, les groupes parlementaires PDCI, Vox-Populi et Rassemblement ont marqué leur profonde désapprobation à l’égard de la décision prise par le président Diawara en faveur des bulletins de vote multiples.  

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Le bulletin unique annulé

« Le mardi 05 mars 2019, une réunion du Bureau a de nouveau été convoquée avec inscrits à l’ordre du jour l’adoption du compte rendu de la réunion du 26 février 2019 et la présentation des candidatures à l’élection du Président de l’Assemblée nationale.
Contre toute attente et à la surprise générale, le Président DIAWARA a décidé unilatéralement de l’utilisation de bulletins multiples, au motif, dit-il, qu’il serait normal pour un Député de ramener, à son groupe parlementaire, le bulletin qu’il n’a pas utilisé, pour faire la preuve de son vote.
Face à cette situation, les Groupes Parlementaires PDCI-RDA, Vox Populi et Rassemblement, se sont réunis ce mercredi 06 mars 2019, de 12 h 00 à 15 h 00, à l’Assemblée nationale, à l’effet d’examiner cette décision prise unilatéralement par le Président par intérim de l’Assemblée nationale, l’Honorable DIAWARA Mamadou, d’utiliser des bulletins multiples pour l’élection du Président de l’Assemblée nationale et ce contrairement à la décision consensuelle d’utilisation d’un bulletin unique prise par le Bureau de l’Assemblée nationale, lors de sa réunion du 26 février dernier…Profondément attachés au caractère secret du vote, les Groupes Parlementaires signataires de la présente déclaration élèvent une vive protestation contre cette modification unilatérale de la décision consensuelle qui, si elle était maintenue, obligerait les Députés, membres des Groupes Parlementaires PDCI-RDA, Vox Populi et Rassemblement à ne pas participer au scrutin du 07 mars 2019.», lisons-nous dans le communiqué conjoint.  

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