Assemblée Nationale : Amadou Soumahoro succède à Guillaume Soro

par Kohan Kioshiko
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PRESIDENCE ASSEMBLEE NATIONALE – Suite au départ de Guillaume Soro, l’intérim était assuré par l’honorable Diawara Mamadou, conformément aux textes en vigueur.

Les députés ivoiriens ont procédé ce jeudi à l’élection du nouveau président de l’Assemblée Nationale, un mois après la démission de Guillaume Soro le 8 février dernier. A l’issue des votes qui ont eu lieu, Amadou Soumahoro, anciennement ministre chargé des affaires présidentielles, s’est vu propulsé à la tête de l’hémicycle ivoirien par les parlementaires du RHDP. On note cependant une forte abstention dans ce scrutin contesté par plusieurs élus de l’opposition.

Le RHDP récupère la présidence de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, un mois après la démission de Guillaume Soro. Conformément aux textes, le président intérimaire disposait d’un délai d’un mois pour organiser l’élection devant aboutir à la désignation du prochain président de l’hémicycle ivoirien. Ce jeudi 07 mars, les députés ivoiriens avaient donc rendez-vous au parlement pour élire le successeur de Guillaume Soro, transfuge du Rassemblement des Houphouëtistes. Comme certains s’y attendaient, la candidature d’Amadou Soumahoro pour le compte du groupe parlementaire RHDP était fortement pressentie. Il y’a de cela quelques jours, le président Ouattara prenait un décret mettant fin aux fonctions ministérielles du cadre RDR. A l’issue de l’élection qui s’est déroulée sous la supervision de l’intérimaire Diawara Mamadou, Amadou Soumahoro a été élu président de l’Assemblée Nationale avec 153 voix pour, tandis que son adversaire du jour, l’honorable Jérémie N’Gouan, n’a reçu que trois bulletins favorables. Rappelons que près d’une centaine de députés se sont abstenus de prendre à cette élection qui a eu lieu ce jeudi à l’Assemblée Nationale ivoirienne. La raison, le système de vote instauré par le président intérimaire. Alors que les textes recommandent le vote à bulletin unique, le président intérimaire de l’Assemblée Nationale a pour sa part opté pour les bulletins de vote multiples. Cette situation a tout naturellement poussé trois groupes parlementaires, dont le PDCI, à s’abstenir d’une participation à cette élection. Peu de temps avant le vote, un sit-in avait été organisé par des dizaines de députés pour protester contre cette élection du président de l’Assemblée Nationale. Parmi les opposants à la tenue de ce scrutin, l’ancien premier ministre Pascal Affi N’Guessan, secrétaire général du Front Populaire Ivoirien.

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Affi dénonce le caractère illégitime du vote

«Nous ne sommes pas rentrés dans la salle et nous n’avons pas pris part au vote qui est en train de se dérouler. Nous dénonçons l’inégalité et l’illégitimité du scrutin qui en train de se dérouler pour mettre à la tête de l’Assemblée Nationale un président illégal, un président qui va être installé en violation de la loi, en violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en violation de l’éthique démocratique…Evidemment si nous n’avons pas participé, pour nous, c‘est un non-événement pour, cette cérémonie n’a jamais eu lieu jusqu’à preuve du contraire, nous ne considérons pas que l’élection a eu lieu puisque nous n’y avons pas participé», a fait savoir le cadre FPI. Avec plus de 150 députés acquis à sa cause, le RHDP demeure à ce jour le groupe parlementaire majoritaire à l’Assemblée.

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