Présidence de l’Assemblée Nationale : un proche de Soro conteste les votes

par Kohan Kioshiko
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AMADOU SOUMAHORO PRESIDENT – Les langues se délient de plus en plus pour dénoncer l’arrivée d’Amadou Soumahoro à la présidence de l’Assemblée Nationale.

Après le FPI et le PDCI, c’est au tour d’un proche de Guillaume Soro de donner son avis sur le scrutin du 7 mars à l’Assemblée Nationale. Sans surprise, le candidat du RHDP, l’ancien ministre Amadou Soumahoro, a été porté à la tête de l’hémicycle ivoirien, un scrutin contesté par de nombreuses personnalités dont un proche de Guillaume Soro, l’ancien patron de l’hémicycle ivoirien qui a rendu sa démission le mois dernier.

 L’élection d’Amadou Soumahoro à la présidence de l’Assemblée Nationale continue toujours de diviser la classe politique ivoirienne. Convoqués jeudi pour désigner le successeur de Guillaume Soro à la tête de l’hémicycle, une centaine de députés ivoiriens ont boycotté le scrutin qui a conduit à la désignation sans surprise du candidat RHDP à la présidence de l’Assemblée Nationale. La raison du boycott du scrutin, l’usage des bulletins de vote multiples. A la veille du scrutin, trois groupes parlementaires de l’opposition ivoirienne avaient mis en garde le président intérimaire contre le recours à ce système de vote, préconisant plutôt le bulletin de vote unique. Amadou Soumahoro a donc été élu à l’issue d’une sélection marqué par l’abstention totale de tous les députés de l’opposition, environ une centaine pour être plus précis. En réaction à cette élection, le président du FPI a dénoncé le caractère illégitime du vote qui a eu lieu à l’Assemblée Nationale jeudi dans la matinée : «Nous ne sommes pas rentrés dans la salle et nous n’avons pas pris part au vote qui est en train de se dérouler. Nous dénonçons l’inégalité et l’illégitimité du scrutin qui en train de se dérouler pour mettre à la tête de l’Assemblée Nationale un président illégal, un président qui va être installé en violation de la loi, en violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en violation de l’éthique démocratique…Evidemment si nous n’avons pas participé, pour nous, c‘est un non-événement pour, cette cérémonie n’a jamais eu lieu jusqu’à preuve du contraire, nous ne considérons pas que l’élection a eu lieu puisque nous n’y avons pas participé». Ce vendredi, l’élu de Fresco, l’ancien ministre Alain Lobognon, s’exprimait lui aussi sur l’élection du nouveau président de l’Assemblée Nationale.

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Alain Lobognon dénonce l’usage du bulletin multiple

«Nous nous sommes abstenus de prendre part à la mascarade. Il est inadmissible pour des députés de se prêter à un jeu de non transparence. Vous avez-vous-même appris que le jeu était pipé d’avance avec l’achat de vote qui passe donc par l’imposition de deux bulletins de vote au lieu du bulletin unique…. Avec la démission du président Soro, il y a une nouvelle élection, mais cette élection se fait sur la base du règlement qui a été adopté par l’Assemblée nationale en juillet 2018, validé par le Conseil constitutionnel parce que conforme à la constitution de la 3ème République.  Ne venez pas nous demander d’accepter ce qui a été fait hier qui n’était pas bon avec des pratiques qui sont dépassées. Deux bulletins de vote pour acheter des voix, nous disons non.».

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