Grève dans l’éducation nationale : Alain Lobognon exige la démission de Kandia Camara

par Kohan Kioshiko
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GREVE DES ENSEIGNANTS – La Cosefci maintient toujours la pression dans ce bras de fer qui l’oppose au ministère de l’éducation nationale depuis près de deux mois.

La situation de l’école ivoirienne devient de plus en plus inquiétante. Alors que le ministère de l’éducation affirme que les cours ont repris depuis le lundi, l’absentéisme des professeurs est toujours une réalité dans de nombreux établissements publics. Pour sa part, l’ancien ministre Alain Lobognon opte pour une solution plutôt radicale dans cette crise, à savoir le départ de la ministre Kandia Camara en fonction depuis l’arrivée de Ouattara Alassane à la présidence de la République.

La grève des enseignants, initiée depuis le 22 janvier dernier, reste toujours une réalité sur le terrain. Pourtant, un retour à la normale avait été annoncé par le porte-parole du gouvernement la semaine dernière. Mais la Cosefci, syndicat d’enseignant qui a initié la grève, affirme le contraire, déclarant par ailleurs que le mot d’ordre est maintenu jusqu’à nouvel ordre. Bien entendu cette situation qui perdure menace le bon déroulement des examens scolaires de fin d’années, puisque les élèves ont désormais deux mois de retard à compenser (huit semaines de cours ratées). En dépit du spectre de l’année blanche qui plane sur la rentrée scolaire en cours, les enseignants n’ont toujours pas levé leur mot d’ordre de grève, au motif que le gouvernement n’a pas encore répondu à leurs différentes revendications. Après un séjour carcéral, Alain Lobognon, proche de Guillaume Soro, s’est exprimé sur la crise de l’école ivoirienne qui dure depuis près de deux mois. Pour l’ancien ministre des sports, le président de la République devrait personnellement s’impliquer pour une recherche de solutions à cette crise qui frappe l’éducation nationale. Mais ce n’est pas tout, Alain Lobognon souhaite aussi le départ de la ministre Kandia Camara du ministère de l’éducation nationale : «L’Ecole en Côte d’Ivoire ne peut être l’otage d’une famille. Le Président de la République et le Premier ministre disposent d’une solution forte pour sauver l’Ecole : le renvoi du ministre de l’Education nationale et de son chef de cabinet. Aucun sacrifice de trop pour sauver l’Ecole», a révélé l’ex-ministre des sports depuis son compte Twitter.

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Poursuite de la grève, la Cosefci s’explique

«L’État s’est refusé au dialogue. Peut-être parce qu’il est au-dessus de tous les ivoiriens. Désabusés nous avons fait recours à la grève. Malheureusement, peu soucieux de l’école et de ses acteurs, l’État juge non recevables les différentes préoccupations posées. Il emploie alors la voie de la répression (suspension de soldes, ponction sur salaire, attaque d’enseignants grévistes, destruction de biens d’enseignants, gel de comptes et emprisonnement)», explique le syndicat dans un communiqué. Furieux de passer près de deux mois sans cours, les élèves manifestent régulièrement pour exiger la reprise des cours dans les établissements publics, comme ce fut le cas hier devant la RTI.

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