Reforme de la CEI : l’opposition exige la démission de Youssouf Bakayoko

par Kohan Kioshiko
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PRESIDENCE DE LA COMMISSION ELECTORALE – Les jours du président de la Commission électorale ivoirienne sont-ils ? Pour l’opposition ivoirienne, il faut croire que oui.

La réforme de la CEI est l’une des conditions primordiales pour garantir des élections crédibles en 2020 en Côte d’Ivoire. Pour leur part, les partis d’opposition en Côte d’Ivoire plaident pour une refonte en profondeur de l’institution, en mettant particulièrement l’accent sur le Youssouf Bakayoko qui a organisé les élections présidentielles de 2010 puis de 2015. Pour le succéder, l’opposition ivoirienne plaide pour une personnalité neutre qui n’est affiliée à aucun parti politique.

La réforme de la CEI avant la prochaine présidentielle est l’une des promesses données par le président ivoirien en début d’année. Si la société civile appelle depuis des années à révision de l’institution, ce n’est qu’à l’approche de la prochaine présidentielle ivoirienne que le régime en place a engagé les discussions dans ce sens. Réunie en début de semaine au siège du PDCI RDA, l’opposition ivoirienne a formulé quelques propositions dans le cadre de la réforme de la commission électorale. Les partis d’opposition souhaitent avant toute chose, «le changement de la dénomination de cette commission dont l’histoire est chargée de souvenirs douloureux». Mais les propositions les plus importantes concernent la réforme en profondeur des structures dirigeantes de la CEI. Pour l’opposition ivoirienne, les élections crédibles en 2020 passent nécessairement par le départ du président actuel de la commission électorale, Bakayoko Youssouf. Nommé à l’issue d’un consensus politique, le cadre PDCI a présidé les élections présidentielles de 2010 puis de 2015 en Côte d’Ivoire. Mais son maintien à la tête de l’institution ces dernières années a souvent été remise en cause, raison pour laquelle l’opposition souhaite son départ. En lieu et place de Youssouf Bakayoko, les partis de l’opposition plaident pour la désignation d’un membre de la société civile à ce poste : «la Présidence de la Commission chargée des Élections par une personnalité de la Société Civile recrutée par appel à candidature avec des vice-présidents, également recrutés par appel à candidature».

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 Une CEI également indépendante financièrement

«Nous proposons également que cette commission jouisse d’une véritable autonomie administrative et financière, des pouvoirs de décision, d’investigation, de saisine des juridictions compétentes en cas de violation de ses attributions et de réquisition des forces de défense et de sécurité pour le bon déroulement des élections. En résumé, Mesdames et Messieurs les journalistes, la future commission en charge des élections en Côte d’Ivoire, doit être capable d’indépendance vis à vis de la puissance publique et de ses institutions.». Cette proposition pose le problème du financement de l’institution électorale. Car en dehors des subventions de l’état, par quels moyens financiers la CEI organisera-t-elle les élections ?

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