RDC : Felix Tshisekedi gracie Firmin Yangambi et Franck Diongo

par Kohan Kioshiko
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LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES – La remise en liberté des détenus d’opinion politique était l’une des principales promesses de campagne de Felix Tshisekedi, une promesse devenue aujourd’hui une réalité.

Durant la campagne électorale, Felix Tshisekedi s’était engagé à libérer les prisonniers politiques en RDC s’il venait à remporter la présidentielle congolaise. Près de deux mois après sa prestation de serment, le nouveau président congolais fait de cette promesse une réalité en accordant la grâce présidentielle à 700 détenus parmi lesquels figurent les opposants Firmin Yangambi et Franck Diongo.

Felix Tshisekedi est enfin passé de l’acte à la parole concernant la situation des prisonniers politiques en RDC. Bien avant son élection à la faveur de la présidentielle du 30 décembre dernier, le candidat de l’UDPS annonçait pendant la campagne électorale qu’il accorderait la liberté à tous les détenus d’opinion, si toutefois le peuple congolais venait à lui accorder sa confiance au suffrage universel. Investi le 24 janvier dernier, il aura fallu près de deux mois à Felix Tshisekedi pour honorer cette promesse de campagne. Le nouveau président congolais a signé mercredi une ordonnance accordant la grâce présidentielle à 700 prisonniers politiques en RDC, parmi lesquels on retrouve quelques figures de l’opposition au régime de Joseph Kabila. Condamné il y’a trois ans à cinq ans de prison pour coups et blessures sur des éléments de la garde Républicaine congolaise, Franck Diongo figure parmi les 700 prisonniers graciés par le nouveau régime en RDC. Firmin Yangambi qui avait écopé de 20 ans de réclusion ferme en 2009, accusé d’avoir tenté de renverser le régime à travers un mouvement insurrectionnel, est lui aussi concerné par cette grâce du président Felix Tshisekedi. Mais pour l’heure, la liste officielle des 700 détenus d’opinion graciés par le président n’est pas encore disponible. Le chef de cabinet du président congolais, Vittal Kamerhe, a également annoncé la libération conditionnelle d’Eugène Diomi Ndongala, figure de proue du parti Démocratie Chrétienne. Suite à des accusations de viol sur mineur, l’opposant au régime Kabila avait été condamné en 2014 à dix ans de prison ferme.

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Tshisekedi fait le ménage dans le gouvernement

En attendant la nomination d’un premier ministre qui aura la charge de former un gouvernement, la permanence en RDC est toujours assurée par l’ancienne équipe dirigeante du successeur de Tshisekedi. Mais le président congolais vient de mettre un terme aux fonctions d’un des ministres de Joseph Kabila, le ministre Lumeya Dhu Maleghi, chargé des affaires foncières : «Le chef de l’État m’a chargé d’instruire au Premier ministre de procéder à la suspension de l’intéressé et de requérir le procureur général de la République pour l’ouverture d’une procédure judiciaire à charge contre ce ministre», a expliqué Vittal Kamerhe. Pour avoir fait preuve d’insubordination à l’égard de la hiérarchie, Oscar Manikunda a aussi été évincé de son poste.

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