Cybercriminalité : 2860 plaintes déposées en Côte d’Ivoire en 2018

par Kohan Kioshiko
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CYBERCRIMINALITE EN COTE D’IVOIRE – L’organe chargé de la lutte contre les cybers délinquants a rendu public son rapport au cours de l’exercice 2018, une année marquée par de nombreuses interpellations.

Dans la lutte contre la cybercriminalité au cours de l’année dernière, la plateforme de lutte contre les cybers délinquants en Côte d’Ivoire a enregistré un nombre important de plaintes. Ce rapport annuel confirme bel et bien que les ivoiriens restent de loin les cibles privilégiées des arnaqueurs sur la toile communément appelés ‘‘brouteurs’’.

La Plateforme de lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire vient de déposer son bilan d’activité pour l’exercice 2018. Selon les informations révélées par la PLCC, ce sont 2860 plaintes qui ont été déposées par des victimes auprès de l’instance de lutte contre les cybers criminels. Dans son rapport de l’activité 2018, la plateforme a également donné le montant du préjudice financier subi par les nombreuses victimes des arnaqueurs en Côte d’Ivoire. Sur le plan financier, le préjudice des arnaques sur internet depuis le sol ivoirien s’élève à 5,5 milliards de francs Cfa, soit environ 8,36 millions d’euros. Contrairement aux années précédentes où les victimes étaient majoritairement des cibles européennes, les cybers délinquants ivoiriens ciblent désormais des victimes résidant en Côte d’Ivoire, une tendance confirmée par la PLCC dans son rapport d’activité annuel. Selon l’organe de lutte contre la cybercriminalité, 98% des plaintes recensées au cours de l’année dernière ont été déposées par des victimes ivoiriennes. Les arnaques sur internet visant des cibles européennes depuis la Côte d’Ivoire ne sont plus monnaie courante, même si elles restent toujours une réalité. Avec la prolifération des réseaux sociaux et la vulgarisation de l’usage du porte-monnaie électronique, les cybers délinquants préfèrent cibler désormais des ivoiriens.

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Le chantage web de plus en plus répandu

En Côte d’Ivoire, la prolifération des réseaux sociaux, en l’occurrence Facebook, a malencontreusement fourni un nouveau terrain de chasse aux arnaqueurs communément appelés ‘‘brouteurs’’. Les cibles les plus vulnérables des escrocs du web restent prioritairement les personnes qui se familiarisent avec les correspondants des réseaux sociaux. Dans la majorité des cas, les nouvelles personnes qui découvrent Facebook reçoivent de nombreuses demandes d’amitié émises par de belles jeunes filles ou des correspondants européens, des faux profils qui n’ont d’autres buts que d’appâter la victime. Une fois le lien tissé et la conversation lancée, les brouteurs s’arrangent à convaincre leur correspondant d’échanger des vidéos à caractère sexuel, l’erreur justement à ne pas commettre puisque ces vidéos ou images intimes de vous seront utilisées plus tard par ces individus pour vous faire du chantage sur le web.

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