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Assemblée Nationale : la formation du bureau divise pouvoir et opposition

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BUREAU ASSEMBLEE NATIONALE – Avec l’arrivée d’Amadou Soumahoro à la présidence de l’Assemblée Nationale, une nouvelle équipe dirigeante doit être mise en place pour le fonctionnement de l’hémicycle ivoirien, sauf que pouvoir et opposition ont du mal à trouver un consensus.

La composition du nouveau bureau de l’Assemblée Nationale divise toujours en Côte d’Ivoire. Les propositions formulées par Amadou Soumahoro, le successeur de Guillaume Soro et cacique de l’actuel régime, ont du mal à convaincre les groupes parlementaires de l’opposition. Dans une conférence de presse animée ce mercredi, les trois groupes parlementaires de l’opposition, le PDCI, Rassemblement et Vox Populi, ont marqué leur désaccord devant les propositions faites par le président du parlement ivoirien. Mais à en croire l’élue de Cocody, Yasmina Ouegnin, Amadou Soumahoro se préparerait à faire adopter en séance plénière le nouveau bureau, avec ou sans consensus avec les trois groupes parlementaires de l’opposition.

L’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire a depuis le mois de mars un nouveau président, à savoir l’ancien ministre Amadou Soumahoro. Classé parmi les caciques du régime en place, l’ancien président intérimaire du RDR a été désigné à la majorité absolue le 7 mars dernier comme le successeur de Guillaume Soro, une élection qui a été boycottée par les groupes parlementaires de l’opposition, en guise de protestation contre l’usage du bulletin de vote unique. Aujourd’hui, le nouveau président de l’Assemblée Nationale ivoirienne peine à faire le consensus dans la formation du bureau de l’Assemblée Nationale. Si la présidence revient tout naturellement au groupe parlementaire majoritaire, à savoir le RHDP, les groupes parlementaires de l’opposition dénoncent en revanche l’attribution de 6 postes de vice-présidents au RHDP. Selon les propositions formulées par Amadou Soumahoro, le RHDP, fort de ses 148 députés sur les 255 élus, s’octroie 6 postes de vice-présidents, 6 secrétaires et 2 questeurs. Le PDCI, deuxième force politique au sein du parlement ivoirien, héritera de 3 postes de vice-présidents, 4 secrétaires et 1 questeur dans le nouveau bureau de l’Assemblée Nationale. Concernant les deux autres groupes parlementaires (Vox Populi et Rassemblement), Amadou Soumahoro propose à chaque groupe un poste de vice-président et un poste de secrétaire. Comme il fallait s’y attendre, le nouveau bureau de l’Assemblée Nationale proposée par Amadou Soumahoro a été rejeté par les groupes parlementaires de l’opposition : «Cela fait 4 postes pour l’ensemble des trois groupes parlementaires qui constituent 94 députés. Les 22 autres postes soient 85% de l’effectif du bureau resteraient de ce fait acquis au groupe RHDP. En raison du désaccord avec les groupes une autre séance a été programmée le mardi 23 avril en vue de poursuivre les consultations. Malheureusement, le président de l’Assemblée nationale n’a fait que réitérer sa position initiale, indiqué qu’elle était définitive et indiqué qu’il soumettrait celle-ci à une plénière.», a souligné ce mercredi Yasmina Ouegnin, membre du groupe Vox Populi. L’élue de la circonscription de Cocody a pris à témoin «la communauté nationale et internationale sur les dérives autocratiques observées malheureusement ces derniers temps dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale qui ternissent gravement l’image de cette prestigieuse institution».

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L’élection controversée d’Amadou Soumahoro

«Nous nous sommes abstenus de prendre part à la mascarade. Il est inadmissible pour des députés de se prêter à un jeu de non transparence. Vous avez-vous-même appris que le jeu était pipé d’avance avec l’achat de vote qui passe donc par l’imposition de deux bulletins de vote au lieu du bulletin unique. Avec la démission du président Soro, il y a une nouvelle élection, mais cette élection se fait sur la base du règlement qui a été adopté par l’Assemblée nationale en juillet 2018, validé par le Conseil constitutionnel parce que conforme à la constitution de la 3ème République. Ne venez pas nous demander d’accepter ce qui a été fait hier qui n’était pas bon avec des pratiques qui sont dépassées.», revelait Alain Lobognon, un proche de Guillaume Soro.

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