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Enseignants tués au Burkina Faso : l’UPC accuse Roch Christian Kaboré

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TERRORISME AU BURKINA – S’ils étaient jusque-là épargnés par les terroristes, les enseignants figurent depuis quelques temps parmi les cibles des assaillants. Entre mars et avril, 7 professeurs ont été tués par des attaques perpétrés par des groupes armés.

La situation sécuritaire au Burkina Faso est un terrain sur lequel Roch Christian Kaboré ne sera pas épargné par ses possibles adversaires lors de la prochaine présidentielle au pays des hommes intègres. Depuis la chute de Blaise Compaoré par un mouvement populaire il y’a presque cinq ans, le nord du pays est en proie à des attaques terroristes. En janvier 2016, les assaillants frappaient la capitale du Faso pour la toute première fois. Depuis lors, le nord du pays est devenu une zone hostile où l’on dénombre quotidiennement des attaques visant des commissariats et postes frontières. Mais depuis le mois dernier, les assaillants ont décidé de s’en prendre aux enseignants qui exercent dans ces zones hostiles. Entre mars et avril 7 profs ont été tués par les terroristes, des assassinats que l’UPC impute au président Roch Christian Kaboré.

Le mois dernier, le corps sans vie de deux enseignants était découvert à Djibo, une ville situé dans la région du Sahel au Burkina Faso. Un mois plus tard, cinq autres enseignants sont exécutés par les terroristes dans la province de Koulpélogo : «Nous avons appris hier soir que dans la commune de Comin-Yanga dans le Koulpélogo au Centre-est,  que cinq de nos vaillants enseignants ont été lâchement tués par les terroristes», soulignait le président Roch Kaboré en marge d’une rencontre avec les principaux acteurs du domaine rural au Faso. Pourtant, un programme «de sécurisation des élèves dans les zones à défi sécuritaire é
exécutés par les terroristes d levé» a été mis en place pour faire face à l’urgence sociale dans les zones à risque au Burkina. Selon les chiffres révélés par le ministère de l’éducation nationale, 1135 écoles ont mis la clé sous le paillasson en raison des menaces terroristes. Conséquence, 154 233 élèves se sont retrouvés à la maison. Epargnés par les attaques terroristes, les enseignants sont devenus désormais des cibles pour les terroristes au Faso. Après la mort de cinq professeurs dans le centre-est il y’a quelques jours, l’Union pour le changement et le progrès a interpellé le gouvernement sur la menace qui plane sur le secteur éducatif burkinabè : «Le monde de l’éducation est en deuil. L’UPC et l’ensemble des Burkinabè aussi. Le vendredi 26 avril 2019, des terroristes ont abattu cinq (05) enseignants et blessé un autre à Comin-Yanga dans la province du Koulpelogo.  L’UPC présente ses vives condoléances aux familles des victimes, et souhaite un prompt rétablissement au blessé. L’heure est très grave. Notre pays n’a plus besoin de condamnations inutilement fermes et prétendument énergiques du Président du Faso. Il a plutôt besoin d’un plan Marshall pour l’éducation, lequel plan devant être inscrit dans une stratégie globale et gagnante contre ceux qui nous ont déclaré la guerre.  Un millier d’écoles sont fermées et plus de 150.000 enfants se retrouvent dans la rue, alors que l’année scolaire s’achève et que débuteront dans quelques semaines les examens. Malheureusement, la tuerie de Comin-Yanga sèmera plus de panique au niveau des acteurs de l’éducation, déjà confrontés à de dures conditions de travail.», précise le parti.

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Kaboré responsable selon l’UPC

«L’UPC voudrait ici réaffirmer sa sincère reconnaissance à l’ensemble des enseignants burkinabè. Ceux-ci maintiennent haut le flambeau du savoir et de l’espoir, malgré la crise sécuritaire et les multiples contraintes.  Enfin, l’UPC rappelle au Président du Faso que, pendant qu’il est préoccupé par son improbable réélection pour un mandat de cinq ans, des centaines de Burkinabè ont perdu toute une vie, et des centaines de milliers d’enfants sont en phase de rater la leur. Il est le principal responsable de cet échec.», a fait savoir l’UPC dans son communiqué relatif à la mort des cinq enseignants au Faso.

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