Assemblée Nationale : Félicien Sekongo apporte son soutien à l’opposition ivoirienne

par Kohan Kioshiko
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BUREAU ASSEMBLEE NATIONALE – La mise en place de la nouvelle équipe par Amadou Soumahoro ne réjouit pas également dans le camp du MVCI. Dans un communiqué officiel diffusé ce mercredi, le premier responsable du mouvement a déploré l’absence des groupes parlementaires de l’opposition ivoirienne dans le nouveau bureau d’Amadou Soumahoro.

Le nouveau bureau formé par Amadou Soumahoro fait l’objet de nombreuses polémiques, en raison de l’absence des groupes parlementaires de l’opposition. A la veille de la composition de la nouvelle équipe, le patron du groupe parlementaire PDCI, principale force d’opposition au parlement ivoirien, avait annoncé qu’il ne ferait pas partie de la nouvelle instance qui sera mise en place par Amadou Soumahoro, faute de consensus sur le nombre de postes proposés à son parti. Vox Populi et le groupe Rassemblement sont eux aussi absents du nouveau bureau mis en place il y’a quelques jours par le successeur de Guillaume Soro. Comme il fallait s’y attendre, cette situation n’a pas manqué d faire réagir Félicien Sekongo, le président du grand conseil du MVCI.

Amadou Soumahoro va-t-il revoir sa copie concernant la formation du nouveau bureau de l’Assemblée Nationale ? Seule certitude du moment, les réactions de condamnation et d’indignation se multiplient depuis l’élection des nouveaux membres qui composeront ce bureau. La cause, les groupes parlementaires de l’opposition ivoirienne sont tous absents de la nouvelle équipe dirigeante mise en place par Amadou Soumahoro, le nouveau président du parlement ivoirien. Les consultations menées avec les forces de l’opposition n’ont abouti à aucun consensus, du moins pour le cas du PDCI RDA : «Le Groupe parlementaire PDCI-RDA informe la Communauté nationale et internationale que le Président du Groupe Parlementaire a été consulté par le Président de l’Assemblée nationale en vue de la constitution du nouveau Bureau de l’Assemblée Nationale. Les discussions engagées ont été infructueuses.  Par conséquent, le Groupe parlementaire PDCI-RDA ne se reconnait pas dans le bureau de l’Assemblée Nationale qui sera mis en place, le lundi 06 mai 2019.», avait souligné Maurice Kacou Guikahue dans un communiqué à la veille de la composition du bureau. Ce mercredi, c’est au tour du MVCI présidé par Félicien Sekongo de dénoncer l’absence de l’opposition dans ce nouveau bureau de l’Assemblée Nationale. Pour le président du grand conseil du Mouvement, «C’est d’ailleurs une première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, depuis l’instauration du multipartisme, que des députés soient convoqués pour élire un Bureau de l’Assemblée Nationale, là où les textes du règlement intérieur de ladite Institution obligent à la consultation des différents groupes parlementaires constitués, à l’effet de garantir à ce Bureau son caractère inclusif et légitime.».

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Le RHDP accusé de violer les textes

«Il est aberrant de voir qu’au lieu de s’atteler à s’accorder avec les groupes parlementaires sur une liste représentative pour impulser davantage la promotion de la démocratie au sein de l’Assemblée Nationale, monsieur Amadou Soumahoro et le RHDP continuent de violer les textes et lois de la république pour satisfaire leur besogne. Cette attitude du RHDP perturbe gravement le fonctionnement de l’lnstitution sensée défendre les intérêts des populations et constitue en raison de tous les manquements constatés, un véritable recul démocratique en Côte d’Ivoire…En conséquence, le MVCI dénonce les pratiques anti-démocratiques en vigueur dans notre pays depuis l’avènement du parti-Etat RHDP qui œuvre à plonger la Côte d’Ivoire dans une crise institutionnelle destructrice des acquis démocratiques chèrement obtenus.», a fait savoir le chef du mouvement ce mercredi. Mais ce n’est pas tout puisque le MVCI soutient également les groupes parlementaires de l’opposition : «Le MVCI soutient la position des groupes parlementaires PDCI-RDA, Rassemblement et Vox populi, et les appelle à agir davantage afin d’éviter à notre pays un Etat de non droit où régnera en violation de la loi fondamentale, une confusion des pouvoirs».

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