Accueil ACTUALITÉ Violences à Béoumi : le FPI ‘‘tient le régime Ouattara pour responsable’’

Violences à Béoumi : le FPI ‘‘tient le régime Ouattara pour responsable’’

Violences à Béoumi : le FPI ‘‘tient le régime Ouattara pour responsable’’

AFFRONTEMENTS A BEOUMI – Selon un nouveau bilan provisoire, les affrontements survenus la semaine dernière entre malinké et baoulé ont causé la mort de 10 personnes à ce jour. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, l’aile radicale du front populaire ivoirien a sévèrement attaqué le régime Ouattara qu’il tient pour responsable ‘‘de la division entre les communautés’’ vivant en Côte d’Ivoire.

Les affrontements intercommunautaires survenus dans la ville de Béoumi il y’a cinq jours s’invite toujours au cœur de l’actualité ivoirienne. Une forte délégation gouvernementale est présente sur les lieux pour tenter d’apaiser les cœurs et ramener le calme dans la ville qui a été le théâtre de violents affrontements mercredi dernier, des heurts qui ont coûté la vie à une dizaine de personnes selon un dernier bilan. Et selon une information transmise ce jour par l’AFP, le chauffeur dont la supposée mort a déclenché une grosse bagarre entre les deux communautés ethniques est toujours vivant. Parmi les réactions politiques à ce conflit intercommunautaire, celle du front populaire ivoirien, tendance Gbagbo Ou Rien, sort du lot, puisque l’aile radicale du parti a pointé du doigt la responsabilité de l’actuel régime dans cette crise.

Aux dernières, le nouveau bilan des affrontements intercommunautaires à Béoumi font état d’une dizaine de morts et de près d’une centaine de blessés. Les forces de l’ordre sont à pied d’œuvre pour tenter de ramener le calme dans la ville située à près d’une soixantaine de kilomètres de la cité de la paix. La classe politique ivoirienne a tout naturellement réagi aux violences qui ont secoué la ville de Béoumi il y’a quelques jours. De retour de l’arène politique, l’aile radicale du front populaire ivoirien n’est pas passé par quatre chemins pour accuser le régime Ouattara dans ce conflit intercommunautaire qui oppose Baoulé et dioula : «Le Mercredi 15 Mai 2019, les populations autochtones baoulé et allogènes malinké se sont affrontés violemment dans la localité de Béoumi, chef-lieu de département. Selon les informations recueillies sur le terrain, tout est parti de l’agression à la machette d’un conducteur de taxi-moto d’origine baoulé par un chauffeur de taxi brousse d’origine malinké qui avait au paravent abimé l’engin du premier cité. Le Conducteur de taxi-moto agressé a succombé à ses blessures. Cette situation a provoqué la colère des jeunes baoulé qui ont décidé de venger leur frère… Au vu de ce qui précède, le FPI s’incline respectueusement devant la mémoire des personnes décédées et présente ses sincères condoléances aux familles éplorées, Dénonce le silence coupable du Gouvernement et l’invite instamment à rétablir l’ordre dans le département de Béoumi et à prendre toutes les mesures pour y circonscrire ces événements». Poursuivant toujours dans son communiqué, l’aile radicale du FPi «tient le régime Ouattara pour responsable de la division entre les communautés vivant dans notre pays, et exige le désarmement effectif des milices du pouvoir Ouattara».

> Lire aussi  Bûche de Noël : la recette la plus facile et la plus délicieuse

Bilan difficile à chiffrer

Le bilan du conflit intercommunautaire qui oppose les deux ethnies évolue de jour en jour. Aujourd’hui, la découverte d’un nouveau corps a fait passer le nombre de décès à 10, alors qu’en fin de semaine dernière le préfet annonçait que les affrontements avaient fait 9 morts et plus de 80 blessés. Une nouvelle qui devrait sans doute ramener le calme dans la ville très rapidement, le chauffeur dont la mort avait déchainé la colère de la communauté baoulé est toujours en vie selon nos sources. Mais pour l’heure, il n’a pas encore retrouvé l’usage de toutes ses facultés, notamment l’usage de la parole. A l’approche de la prochaine présidentielle, ces violences intercommunautaires laissent planer le spectre d’une nouvelle crise politique en Côte d’Ivoire, une crise qui pourrait opposer les deux alliés d’hier, à savoir le RDR et le PDCI.

Vous pouvez aussi aimer

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.