Accueil ACTUALITÉ Béoumi : l’ancien pompier qui avait appelé à armer des civils s’excuse

Béoumi : l’ancien pompier qui avait appelé à armer des civils s’excuse

Béoumi : l’ancien pompier qui avait appelé à armer des civils s’excuse

AFFRONTEMENTS A BEOUMI – Le dénommé Djaha Koffi Serge, un ancien fonctionnaire ivoirien qui se trouve actuellement hors du pays, avait eu à réagir d’une manière plutôt surprenante sur le conflit intercommunautaire opposant malinké et kodê dans la ville. Dans une publication sur Facebook, l’ex-agent de l’administration ivoirienne avait appelé à armer certains civils, signe d’un appel au génocide dans une ville où les deux communautés ont toujours vécus dans la paix.

Le conflit intercommunautaire à Béoumi fait toujours la une de l’actualité ivoirienne. Et pendant que le gouvernement et autres autorités travaillent à ramener le calme dans la ville, il y’a malheureusement certains qui appellent à un embrasement du conflit qui oppose malinké et kodê. C’est le cas de Djaha Koffi Serge, un ancien fonctionnaire de l’état ivoirien, qui depuis quelques années, a trouvé refuge aux Emirats Arabes Unis. Après avoir joué les pyromanes sur les réseaux sociaux, l’ancien agent de l’administration ivoirienne est tombé sous le coup de la loi pour incitation à la haine et à la violence. S’il n’a pas encore été appréhendé par les autorités ivoiriennes, celles-ci sont à pied d’œuvre pour tenter de mettre la main sur lui. Conscient du danger qu’il encoure, il a présenté des excuses publiques à toute la population ivoirienne, ce qui ne change pour l’instant rien à la procédure en cours.

Le sombre bilan du conflit à Béoumi à cette heure s’établit à environ une dizaine de morts et près d’une centaine de blessés. Pendant le gouvernement est à pied d’œuvre pour ramener la paix dans la ville, Djaha Koffi Serge milite lui pour une amplification des affrontements intercommunautaires. Sur les réseaux sociaux, en l’occurrence Facebook, l’ivoirien qui réside actuellement hors du pays avait appelé à armer certains civils, visiblement dans un esprit de vengeance qui aurait probablement eu pour conséquence un génocide à Béoumi. Cette publication sur les réseaux sociaux n’a pas échappé à la vigilance des services de renseignements ivoiriens. L’auteur de la publication a été identifié par les renseignements ivoiriens, tout comme le lieu précis où il se trouve actuellement. D’après les informations fournies par la police, le mis en cause dans cette publication incitant à la haine et au génocide a élu résidence aux Emirats Arabes Unis depuis novembre 2018. Ancien fonctionnaire ivoirien, il essaie depuis son arrivée de franchir le sol canadien, mais sans succès pour l’instant. Les renseignements ivoiriens indiquent être en contact avec les autorités d’Abu Dhabi où réside l’auteur de la publication actuellement, en vue de son interpellation. Si la procédure aboutit, le dénommé Djaha Koffi Serge sera sans doute extradé vers la Côte d’Ivoire pour répondre de ses propos devant les juridictions ivoiriennes. Pour rappel, il n’est pas le seul individu interpellé pour des propos xénophobes sur Facebook. Il y’a quelques mois, un religieux qui s’adonnait à ce genre de post sur la toile a été cueilli à son domicile par la police, alors qu’il s’adonnait à un live Facebook.

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 Les excuses de Djaha Koffi Serge

«Bonjour à tous et à toute.je suis djeha koffi Serge, je viens humblement par cette note présenter mes sincères excuses aux autorités et à toute la population ivoirienne qui ont été frustré par mon commentaire lors des affrontements entre les allogènes et autochtones à béoumi. Vu les images qui circulaient sur Facebook, j’étais pris par la colère, d’où mes propos incontrôlés donc je demande pardon à tout le monde sans exception. vive la côte d’Ivoire», a déclaré le mis en cause sur Facebook. Reste donc à savoir si ces excuses dissuaderont les autorités ivoiriennes à renoncer à la procédure judiciaire déjà lancée contre l’auteur de la publication. S’il est interpellé et extradé vers la Côte d’Ivoire, il encourt une peine minimale d’un an d’emprisonnement ferme assorti d’une amende.

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