Assemblée Parlementaire de la Francophonie : Guillaume Soro menacé de destitution

par Kohan Kioshiko
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GUILLAUME SORO APF – L’ancien président du parlement ivoirien a-t-il des raisons de craindre pour son mandat en cours à la vice-présidence de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie ? En tout cas le courrier adressé il y’a peu aux membres du bureau de l’institution laisse penser que l’ex-président de l’Assemblée Nationale ivoirienne n’est pas à l’abri d’une procédure de destitution.

Amadou Soumahoro va-t-il succéder à Guillaume Soro à la vice-présidence de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie ? L’ancien chef du parlement a récemment fait part de ses préoccupations concernant une possible procédure de destitution qui le viserait. Débarqué de la présidence du parlement ivoirien le 8 février dernier, l’ex-premier ministre ivoirien avait été élu en 2013 comme vice-président de l’APF. Mais sa destitution en Côte d’Ivoire semble visiblement être une menace pour le poste qu’il occupe. En attendant de dévoiler le contenu du courrier adressé aux membres du bureau, l’ancien PAN a clairement indiqué qu’il prendrait part à la prochaine réunion du bureau de l’APF, pour s’opposer à cette procédure de destitution qui selon lui, n’est pas conforme aux textes dudit parlement de l’espace francophone.

La démission de Guillaume Soro de la présidence de l’Assemblée Nationale risque de changer pas de mal choses. Parmi les changements attendus, une éventuelle destitution de l’ex-chef de l’hémicycle ivoirien de la vice-présidence de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. C’est en 2013 que l’ancien premier ministre ivoirien avait été nommé en qualité de vice-président à l’APF. Mais depuis sa destitution en février dernier, pour son refus d’adhérer au Rhdp, Guillaume Soro voit se profiler à l’horizon une procédure de destitution le visant pour le poste de vice-président de l’Assemblée Parlementaire de la francophonie. Pour cette raison, l’ancien chef du parlement ivoirien a décidé d’adresser un courrier aux membres du bureau de l’APF, pour dire non à la forfaiture qui se prépare contre lui : «Je viens de signer le courrier que j’ai décidé d’adresser à l’Assemblée Parlementaire de Francophonie en ma qualité de 1er Vice-Président.  Chaque membre du Bureau est destinataire. J’exclus toute possibilité de sombrer dans la forfaiture. Quel message veut-on donner aux parlementaires Africains ? L’Assemblée Parlementaire de la Francophonie veut-elle insinuer qu’en Afrique les statuts et règlements ne sont pas importants ? Que fait-on du principe de la continuité législative ? Qui peut ignorer que l’Assemblée nationale Ivoirienne connaît une crise sans précédent depuis 1960 ? Là où les parlements de la Cedeao, Panafricain ont tranché, l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie ne peut s’engluer dans des incantations. Feignant de ne pas savoir ni entendre.  Je participerai à la réunion du Bureau de l’apf. Je ferai entendre la voix de tout un continent qui revendique La démocratie et qui veut rompre avec les méthodes cavalières.  Quand j’entrais dans le Bureau de l’APF en 2013 au poste de Vice-président Mme Andrée Champagne en était la Présidente. Elle n’était que simple sénatrice Canadienne. Un parlementaire vaut un parlementaire au-delà des Continents», a révélé Guillaume Soro.

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Une victoire à l’Assemblée de la Cedeao

«J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que le remplacement d’un député au parlement de la CEDEAO est régi par les dispositions pertinentes de l’acte additionnel A/SA.1/12/16 du 17 décembre 2016 relatif au renforcement des prérogatives du parlement de la CEDEAO et du règlement intérieur de la quatrième législature.  Conformément à l’article 18.2,a de l’acte additionnel : « Le député est élu pour une période de 4 ans. Le mandat court à compter de la date d’installation du parlement par le président de la conférence. Leur mandat prend fin le dernier jour de la législature.», répondait le parlement de la Cedeao au nouveau chef de l’Assemblée Nationale ivoirienne, pour s’opposer à la destitution de deux députés ivoiriens qui siègent dans le bureau du parlement ouest africain.

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