Côte d’Ivoire : trois policiers mis aux arrêts et jugés pour racket

par Kohan Kioshiko
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POLICIERS AUX ARRETS – Nul n’est au-dessus de la loi, c’est clairement le message que semble vouloir faire passer le commissaire du gouvernement, le commandant Ange Kessy. Trois agents de police, en service dans plusieurs unités, ont été interpellés et traduits devant le tribunal militaire, pour s’être adonné au racket.

Le racket est une infraction sévèrement réprimandée par la justice militaire, une leçon que certains policiers apprendront hélas à leurs dépens. Ce mercredi, le tribunal militaire a révélé sur sa page l’arrestation de trois agents de police qui s’adonnaient au racket. Les mis en cause sont actuellement écroués à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan, dans l’attente de leur jugement. Les agents concernés ont été pris en flagrant délit selon les informations révélées par l’ULCR, l’unité chargée d’éradiquer le phénomène. Dans son communiqué, le tribunal militaire n’a pas fourni d’information sur les sanctions auxquels les mis en cause doivent s’attendre. En attendant leur jugement, ils croupissent à la Maison d’arrêt militaire de la capitale économique ivoirienne.

En Côte d’Ivoire comme dans certains pays de la sous-région, le racket reste hélas d’actualité, en dépit des efforts consentis par les autorités pour éradiquer ce phénomène. Malgré les difficultés, le commissaire du gouvernement reste plus que jamais engagé avec détermination dans cette lutte. D’ailleurs, rappelons qu’une unité spéciale dénommée ULCR a été mise en place pour lutter contre le fléau qui ternit grandement l’image de la police ivoirienne. Et l’ULCR vient de réaliser un important coup de filet dans cette lutte contre le racket au sein des forces polices. Selon un communiqué dévoilé ce mercredi sur la page du Tribunal Militaire d’Abidjan, trois policiers encore en fonction, ont été pris en flagrant délit de racket : «Certains individus réfractaires au changement à l’instar de ces trois agents de la police feignant ou minimisant tous les efforts du Commissaire du gouvernement dans son combat contre le racket et la corruption continuent de s’adonner à cette pratique honteuse et humiliante. Les trois agents arrêtés ( pris en flagrant délit de racket) selon le rapport de L’ULCR sont: le Sergent-chef de police DBZP( pour le racket 1000FCFA) en service au commissariat de police du 1er arrondissement d’Abengourou, le Sergent-chef de police G.O.Z(pour avoir racketté la somme de 500FCFA) en service à la DPSD de Daloa et le Sergent-chef S.H.I(racket de la somme de 25000FCFA) en service au GMI.», explique le tribunal militaire. Les mis en cause ont déjà eu droit à  leur première comparution devant le commissaire du gouvernement, le commandant Ange Kessy. Pour l’heure, la nature des sanctions auxquels ils s’exposent n’ont pas été communiquées par le tribunal militaire. Pour sa part, Ange Kessy a saisi à l’occasion pour mettre en garde toute autre personne appartenant aux forces de l’ordre qui s’adonneraient à cette pratique.

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Vous pouvez ‘‘être pris à tout moment’’

«Il est impossible d’arrêter tous les racketteurs en même temps. Pareil pour n’importe quelles autres infractions…Au même moment où on juge des voleurs, des braqueurs opèrent quelque part, malheureusement donc c’est celui qu’on prend qui est conduit à la justice pour être jugé. Que les hommes en tenue, abonnés aux rackets se rappellent qu’ils peuvent être pris à tout moment», a indiqué le commissaire du gouvernement. A ce jour, le secteur du transport reste l’un des domaines où le racket perdure. Des chauffeurs indélicats, n’ayant pas les documents administratifs requis pour exercer dans le domaine du transport en commun, ont pris pour habitude de glisser des billets à certains agents lorsqu’ils sont interpellés au cours d’un contrôle. Certains conducteurs aussi proposent un arrangement pécuniaire aux policiers commis à la circulation lorsqu’ils sont interpellés pour mauvaise conduite ou stationnement dans une zone interdite.

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