Côte d’Ivoire : trois gendarmes condamnés à 20 ans de prison

par Kohan Kioshiko
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GENDARMES EN PRISON – Le verdict du tribunal militaire dans l’affaire qui opposait les familles des victimes de la bavure d’Arrah à des éléments de la gendarmerie vient de tomber. A l’issue de l’audience qui s’est déroulée vendredi dernier, une peine de prison de 20 ans a été requise à l’endroit des mis en cause dans la mort de cinq agents de la pompe funèbre Sipofu.

Alors qu’ils revenaient d’une prestation funèbre à Andé, six agents de la Sipofu ont marqué un arrêt de la localité d’Arrah. Malheureusement, ils seront confondus des éléments de gendarmeries à des braqueurs qui avaient dépouillé un opérateur économique de la somme de 32 millions de Francs Cfa. Tombés dans une embuscade, ils essuieront des tirs de la gendarmerie qui couteront la vie à cinq des six agents de la pompe funèbre. Deux après ce malheureux incident, les gendarmes mis en cause dans cette bavure étaient devant le tribunal militaire pour leur jugement. A l’issue de la seconde audience qui a eu lieu vendredi dernier, les trois présumés coupables ont été condamnés à 20 ans de prison chacun.

Le procès des gendarmes impliqués dans une bavure qui a coûté la vie à cinq agents des pompes funèbres de la Sipofu vient de tomber. Le tribunal militaire d’Abidjan a requis la peine maximum pour les 3 éléments des forces de l’ordre mis en cause dans ce procès. Reconnus coupables, les trois gendarmes ont chacun écopé d’une peine de 20 ans de reclusion, un verdict salué par l’un des proches des victimes : «La mort de mes collègues n’est pas restée impunie. Justice a été rendue. Je remercie le Commissaire du gouvernement et tous ceux qui ont permis qu’on en arrive à ce verdict». Pour sa part, le tribunal militaire d’Abidjan a indiqué sur sa page que «Le juge a condamné les accusés aux peines maximum comme demandé par le parquet dans son réquisitoire vu la gravité des faits et le témoignage du seul rescapé de cette barbarie commise par l’adjudant chef Amichia, commandant de Brigade de la gendarmerie d’Arrah au moment des faits et ses éléments. Pour rappel, 6 agents des pompes funèbres en mission à Arrah sont poursuivis par l’adjudant-chef Amichia et ses éléments qui les auraient pris pour des braqueurs. Sommés de s’arrêter, ils sont immobilisés face contre terre et abattus froidement. Une exécution sommaire digne de ce que l’on voit dans les films d’action. Un crime n’étant jamais parfait, l’une des victimes s’échappe. C’est le témoignage de ce rescapé qui a scellé le sort des trois prévenus». Après une première audience mouvementée, le tribunal militaire avait décidé de renvoyé au vendredi 19 juillet le procès des trois gendarmes impliqués dans cette bavure qui a coûté la vie à cinq agents sur les six pris pour cible. Malgré la victoire des familles des victimes dans ce procès, les gendarmes ont encore la possibilité de faire appel de leur condamnation, ce qui ne devrait à l’évidence pas tarder. Un delai de cinq jours est donc accordés aux présumés coupables pour contester la décision rendue par les juges il y’a quelques jours, deux ans après la bavure commise à Arrah dans le centre sud de la Côte d’Ivoire.

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Les circonstances de la mort des cinq agents

«Après la levée du corps de la défunte Adjoua le 26 mai, sa famille a sollicité nos services pour la manutention de la dépouille jusqu’à son enterrement…. Celle-ci m’informe qu’effectivement des bandits ont été abattus à Arrah. Je rentre en contact avec la pompe funèbre sœur d’Arrah qui me confirme la présence des corps avec des tenues Sipofu…Chers camarades de la presse, mes jeunes gens ont été abattus froidement dans l’exercice de leur fonction». L’avocat de la partie civile s’est aussi réjoui de cette condamnation.

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