La mort d’Arafat relance les débats sur l’impunité routière

par Kohan Kioshiko
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MORT DE DJ ARAFAT – Le décès de l’artiste ivoirien continue encore d’émouvoir ses fans à travers le monde entier. Se penchant sur ce drame, le maire de la commune de Tiassalé estime que les choses auraient pu être probablement différentes si la rigueur était de mise dans la sanction des infractions routières pour tous. Pour Tiémoko Assalé, la société ivoirienne a une grande part de responsabilité dans la disparition de l’artiste ivoirien, décédé à l’âge de 33 ans.

Le chanteur ivoirien DJ Arafat est décédé dans la matinée du lundi après un terrible accident routier survenu dans la soirée du dimanche. La moto du chanteur a été complètement anéantie par le choc avec la voiture impliquée dans cette tragédie. Et selon les vidéos que nous avons pu visionnées, le Yorobo roulait à vive allure lorsqu’il a percuté l’arrière de la Ford Focus d’une journaliste ivoirienne, également interné après l’accident. Au-delà des émotions que ce drame laisse aux ivoiriens, Tiémoko Assalé estime que la société ivoirienne a en partie contribué à cette disparition brutale de l’artiste coupé décalé, puisqu’elle n’avait jamais eu à brandir des sanctions contre le chanteur pour ses dangereuses acrobaties à moto.  

La musique coupé décalé a perdu le lundi 12 août l’un des plus fiers représentants sur la scène musicale, le très controversé DJ Arafat. Au sommet du coupé décalé depuis une dizaine d’années, le chanteur ivoirien a perdu la vie dans un terrible accident de route. Alors qu’il effectuait une parade avec ses amis à moto dans la commune de Cocody, le Yoro a violemment heurté l’arrière d’une voiture qui amorçait un tournant. La vitesse à laquelle roulait le chanteur l’a visiblement empêché de voir l’obstacle devant lui à temps. Et pour certains, le port de casque aurait probablement permis d’atténuer le choc de l’accident de moto. Si les parades à moto du Yoro étaient connues de tous, les autorités n’ont officiellement pas interpellé le chanteur sur son manque de discipline sur les voix, surtout pendant ses parades à moto : «Combien de fois n’avons nous pas dénoncé l’indiscipline sur nos routes? Combien de fois n’avons nous pas dénoncé le laxisme de nos forces de l’ordre devant l’indiscipline des automobilistes sur nos routes ?  Combien de morts, combien d’handicapés à vie, la conduite sans respect de la moindre règle du code de la route à causés dans notre pays?  Qui ne voyait pas, à Abidjan, depuis des mois, que DJ Arafat et ses amis motards ne respectaient aucune règle du code de la route ? Qu’ils se livraient, en pleine agglomération, sur les routes d’Angre notablement , à des acrobaties dangereuses, en mettant au passage, leur vie et la vie des autres, en danger ?… C’est l’irresponsabilité de la société ivoirienne qui a tué l’artiste. Ce qui ne l’exhonore pas de sa propre responsabilité.», fait savoir le maire de la commune de Tiassalé.

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Tiémoko Assalé déplore le non respect du code routier

«Nous vivons dans un pays où les lois sont appliquées depuis des décennies, à la tête du client, où laisse faire des gens qui jouent avec la vie des autres. Au point où certains, en raison de quelque puissance, se sont installés au- dessus des lois.  C’est dans cette ville d’Abidjan qu’on voit des ministres rouler en sens inverse, comme si le code de la route ne s’appliquait pas à eux aussi.  Si, au-delà de l’émotion, nous continuons à nous installer dans la politique de l’autruche, à fuir nos responsabilités, on aura tué à 33 reprises, DJ Arafat. Et dans ce cas, nos actuelles larmes de crocodile ne seront qu’une escroquerie morale vis à vis des générations futures, qu’on n’aura pris aucune mesure pour protéger de ce genre de drame».

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