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La Commission de l’UA salue la réforme de la CEI

La Commission de l’UA salue la réforme de la CEI

COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE – La mise en place de la Nouvelle Cei en Côte d’Ivoire ne fait pas encore le consensus, alors que le processus tire irrémédiablement à sa fin. Après l’adoption du projet par les deux chambres, le président de la République doit désormais promulguer la loi sur la recomposition de la commission électorale, en vue de son exécution sur le terrain. Accusé de vouloir mettre en place une commission taillée sur mesure, le pouvoir en place vient d’avoir le soutien du président de la commission de l’UA.

La commission de l’Union Africaine est la première institution africaine à donner son opinion sur la réforme de la CEI après l’adoption du projet par le parlement et le sénat ivoiriens. Selon le président de la commission, la recomposition proposée par le gouvernement ivoirien répond parfaitement aux recommandations formulées la Cour Africaine des droits de l’homme et du peuple dans son Arrêt datant de novembre dernier. Mais l’opposition parlementaire continue toujours de remettre en cause l’équité de cette nouvelle équipe qui verra le jour. Le principe de la parité au sein de l’institution n’est toujours pas respecté selon l’opposition, en dépit des efforts fournis par le gouvernement. Et l’avocat du Pdci, l’un des principaux partis d’opposition ivoirienne, n’a pas mis du temps à répondre au tchadien Moussa Faki Mahamat.

La nouvelle loi sur la CEI sera promulguée d’un moment à l’autre, malgré les appels incessants de l’opposition en faveur d’une réforme en profondeur de l’institution. Quelques mois après les premières discussions, le gouvernement ivoirien avait indiqué par la voix de son porte-parole que la réforme ne porterait que sur la recomposition de la commission électorale indépendante : «En référence à la déclaration du Chef de l’Etat dont vous vous souvenez, le gouvernement travaille exclusivement à la mise en œuvre de ses instructions, en l’occurrence, la recomposition de la CEI qui est l’unique et principale observation de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Donc nous ne ferons pas plus que ça. Nous sommes ouverts aux propositions de toutes les parties pour continuer les négociations jusqu’à son terme». Malgré les efforts fournis par l’opposition parlementaire, le projet a été adopté au parlement et approuvé par la suite au Sénat. En attendant la promulgation de la loi sur la réforme de la CEI, le président de la commission de l’Union Africaine, s’est d’ores et déjà félicité de l’accomplissement de ce processus : «Faisant suite à l’adoption par les deux chambres du Parlement de la loi portant recomposition de la Commission Électorale Indépendante en Côte d’Ivoire et à sa promulgation, le Président de la Commission de l’Union Africaine se félicite de ce que l’arrêt rendu par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ait été pris en compte tel qu’en atteste le préambule des motifs du projet de loi introduit au Parlement.   Le PCUA salue l’ensemble des acteurs politiques en Côte d’Ivoire, y compris les organisations de la société civile, pour leur attachement aux valeurs démocratiques prônées par l’Union africaine et les encourage dans leur volonté à aller à des élections paisibles dans l’intérêt du peuple ivoirien.  Le Président renouvelle l’engagement de la Commission à accompagner le processus électoral en Côte d’Ivoire.», a fait savoir le tchadien Moussa Faki Mahamat.

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Les propositions de l’opposition aux oubliettes

«Nous proposons également que cette commission jouisse d’une véritable autonomie administrative et financière, des pouvoirs de décision, d’investigation, de saisine des juridictions compétentes en cas de violation de ses attributions et de réquisition des forces de défense et de sécurité pour le bon déroulement des élections. En résumé, Mesdames et Messieurs les journalistes, la future commission en charge des élections en Côte d’Ivoire, doit être capable d’indépendance vis à vis de la puissance publique et de ses institutions.». L’opposition exige aussi le départ de Youssouf Bakayoko, proche du Pdci qui avait accédé à la tête de la CEI.

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