Accueil ACTUALITÉ Réforme CEI : l’opposition se déchaine contre Moussa Faki

Réforme CEI : l’opposition se déchaine contre Moussa Faki

REVISION COMMISSION ELECTORALE – Le président de la Commission de l’Union Africaine, le tchadien Moussa Faki Mahamat, s’est officiellement prononcé sur la question de la réforme de la CEI, un sujet qui divise l’opposition et le pouvoir en place depuis des mois. Le Président de la commission de l’UA a, dans son communiqué, salué la mise en place d’une nouvelle équipe pour l’organisation des futures élections, bien que certains partis d’opposition comme le PDCI se soient retirés des discussions en cours. Cette position du PCUA a suscité la colère des opposants ivoiriens.

Première victoire diplomatique pour le pouvoir en place sur la question de la réforme de la commission électorale indépendante. A 13 mois des prochaines présidentielles en Côte d’Ivoire, toujours aucun consensus entre le pouvoir en place et l’opposition ivoirienne, sur la question de la révision de la commission électorale indépendante. Si le camp présidentiel a engagé des discussions autour de cette réforme, les négociations ont uniquement portées sur la recomposition de l’institution, et non une révision en profondeur. Plusieurs partis d’opposition se sont retirés des discussions menées par le premier ministre pour la mise en place de la nouvelle Cei. Après l’adoption du projet de loi par les deux chambres ivoiriennes, il ne reste plus que la promulgation de la loi pour la rendre effective sur le terrain.

L’opposition ivoirienne n’a pas mis du temps à réagir à la position de Moussa Faki Mahamat sur la réforme de la commission électorale ivoirienne. Dans un communiqué officiel, le président de la commission de l’Union Africaine avait salué les efforts entrepris par le pouvoir en place en vue de doter la Côte d’Ivoire d’une nouvelle CEI : «Faisant suite à l’adoption par les deux chambres du Parlement de la loi portant recomposition de la Commission Électorale Indépendante en Côte d’Ivoire et à sa promulgation, le Président de la Commission de l’Union Africaine se félicite de ce que l’arrêt rendu par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ait été pris en compte tel qu’en atteste le préambule des motifs du projet de loi introduit au Parlement.». Comme il fallait s’y attendre, ces propos du président de la commission de l’UA ont fait réagir l’opposition ivoirienne pour qui l’actuelle commission n’est toujours pas consensuelle : «On ne peut pas mener une réforme de la CEI et ne pas écouter des partis politiques importants tels que le PDCI-RDA, l’EDS et le FPI qui s’est carrément retiré de la Commission électorale. De quelle opposition parlera-t-on maintenant… si ceux-là ne sont pas dans une action, comme dit-on que cette action elle consensuelle et inclusive. C’est un problème. J’espère que le Président de la République qui est le garant de la quiétude de tous les ivoiriens puisse raison gardée en ouvrant encore le débat, les négociations, le dialogue», lançait Akoto Olivier, député membre du groupe parlementaire Pdci. L’avocat du Pdci a également réagi à la sortie de Moussa Faki sur la commission électorale indépendante : «La position du président de la commission de l’UA n’est ni la position de l’UA ni celle de la Cour africaine des droits de l’homme».

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Le MVCI dans la danse

«La réaction de M. Moussa Faki Mahamat ne concerne pas l’Arrêt de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples, qui loin d’être des recommandations, est une Décision de Justice qu’un haut responsable de l’Union africaine ne peut ni minimiser, ni ignorer encore moins banaliser comme vient de le faire M. Moussa Faki Mahamat. Rappelons-le au président de la Commission de l’Union africaine, l’interprétation tendancieuse des Constitutions et des lois électorales en Afrique, s’est toujours soldée par des morts en cascades, laissés pour compte par l’Union africaine.  Le président de la Commission de l’Union africaine ne doit pas également ignorer comment les crises nées de mauvaises élections fragilisent le futur des pays africains et celui des générations futures.», explique Alain Lobognon du MVCI.

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