Musée de DJ Arafat : Maurice Bandaman s’explique

par Kohan Kioshiko
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MUSEE POUR ARAFAT DJ – Pour pérenniser les œuvres du chanteur ivoirien décédé le 12 août dernier, le ministre de la culture a suggéré l’idée de construction d’un musée qui abritera plusieurs objets de valeur appartenant au Yorobo. Sur le plan économique, ce projet permettra aussi à la famille du chanteur d’arrondir les fins de mois. Si l’idée a été saluée par de nombreux fans du Yorobo, certains s’offusquent que ce projet soit uniquement proposé avec la mort du Yorobo, quand on sait que le pays a été endeuillé par la mort de plusieurs icones de la musique.

En cette période de deuil, la famille de DJ Arafat sera soulagée par les dépenses. Par la voix du ministre de la culture, le gouvernement ivoirien a annoncé qu’il prendrait en charge l’intégralité des frais liés aux obsèques du chanteur ivoirien, de la grande veillée artistique au stade Felicia à l’inhumation du Yorobo au cimetière de Williamsville. Outre la prise en charge des funérailles de l’icône du coupé décalé, le ministre de la culture a suggéré à la famille du défunt la construction d’un musée où seraient exposées les œuvres du Yorobo. Mais la mise en place de ce projet suscite de nombreuses interrogations, notamment sur le mode de financement. Des discussions ont eu lieu avec le comité d’organisation. Au cours des échanges, Maurice Bandaman a dévoilé les grandes lignes de ce projet qu’il a suggéré à la famille du chanteur ivoirien décédé.

A l’issue d’une réunion avec le comité d’organisation, le ministre de la culture, Maurice Bandaman, a suggéré la construction d’un musée dédié aux œuvres de DJ Arafat. Si cette annonce a été saluée par de nombreux fans, une partie des ivoiriens s’offusque contre la mise en place de ce projet, d’autant plus que cette initiative n’a pas été prise par le ministère pour de nombreuses légendes de la musique ivoirienne décédées. Aussi, certains s’interrogeaient sur le mode de financement de ce projet, puisque l’état de Côte d’Ivoire a décidé de prendre en charge les obsèques de DJ Arafat. Mais le gouvernement ivoirien ne prendra pas en charge les frais liés à la construction de ce musée dédié à l’artiste ivoirien mort à la suite d’un accident de moto : «Au cours de l’annonce des obsèques de DJ Arafat, j’ai aussi annoncé la création d’un Musée portant le nom de l’artiste. Des Ivoiriens s’interrogent: pourquoi DJ Arafat et pas les autres, Amédée Pierre, Douk Saga? J’apporte les précisions suivantes. Il ne s’agit pas d’un musée à construire par l’état mais à partir des dons qui seront faits au cours des obsèques, des recettes du concert d’hommage payant que le producteur de l’artiste compte organiser, des droits d’auteur de l’artiste. L’interêt du musée est de produire des revenus réguliers et pérennes pour assurer la sécurité matérielle de l’épouse et des enfants de l’artiste qui sont tous en bas âge. La résidence de l’artiste pourrait abriter ce musée avec ses objets personnels, instruments de musique, trophées, vêtements et accessoires, motos, véhicules. Ces éléments constituent déjà des pièces qui peuvent nourrir un musée rentable», a indiqué Maurice Bandaman. Les frais seront donc supportés cette fois par la famille, mais cette idée suscite toujours un sentiment mitigé chez certains ivoiriens. Certains estiment qu’il revient en effet à la famille de disposer comme bon lui semble de l’héritage du chanteur décédé.

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Financement du musée par les dons, André Konan dit non

«Les droits d’auteur d’un artiste mort n’appartiennent ni à l’Etat, ni à un quelconque comité d’organisation de ses obsèques. DJ Arafat a des enfants, ses enfants ont des mères qui sont vivantes, dont l’une, Carmen Sama, mère de sa dernière fille. Il a une mère Tina Glamour, qu’on peut aimer ou pas. Il n’appartient à personne, ni à un ministre, ni à un gouvernement, encore moins à un comité d’organisation, de décider de construire un musée, fusse-t-il en son nom, avec ses droits d’auteur», a indiqué le journaliste ivoirien André Silver Konan.

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