Accueil ACTUALITÉ Alain Lobognon: «rien ne justifie la modification constitutionnelle»

Alain Lobognon: «rien ne justifie la modification constitutionnelle»

REVISION CONSTITUTION IVOIRIENNE – A l’approche de la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire, le président Ouattara a révélé la nécessité de réformer la Constitution ivoirienne, une constitution adoptée il y’a seulement trois ans. Rien n’a encore filtré sur le calendrier de cette réforme constitutionnelle qui suscite diverses réactions au sein de la classe politique. Pour certains, opposants, Ouattara Alassane envisagerait de barrer la route à certains concurrents en 2020, en révisant l’article sur l’âge de candidature à une élection en Côte d’Ivoire. Mais le président a d’ores et déjà rappelé que cette révision ne vise aucunement à mettre hors course certains potentiels candidats en 2020.

Promulguée il y’a seulement trois ans, la nouvelle constitution ivoirienne fera l’objet d’une révision dans les mois ou années à venir. Aucun chronogramme annoncé par le chef de l’Etat sur ce projet de modification constitutionnelle qui se profile à l’horizon. Aux premières heures de cette annonce faite à la veille de la fête de l’indépendance, Alain Lobognon a été l’un des premiers opposants à réagir sur le sujet. Aujourd’hui, l’ancien ministre des sports revient à la charge en indiquant que rien ne justifie la réforme de la Constitution nouvellement adoptée en Côte d’Ivoire. Officiellement, le PDCI ne s’est pas encore prononcé sur le sujet, ce qui n’a pas empêché un élu proche de Bédié de remettre en cause la nécessité de ce projet cher au chef de l’Etat.

En Côte d’Ivoire, la nouvelle constitution adoptée il y’a trois ans suscite déjà la polémique. A l’occasion de son adresse à la Nation à la veille de la fête de l’indépendance, le président ivoirien confiait dans une interview le projet de révision constitutionnelle : «Il est clair qu’il y a des choses qu’il faut modifier dans la constitution mais ce n’est pas pour recaler des candidats. Je ne vois pourquoi une constitution devrait recaler des candidats, moi je ne souhaite pas être recalé en tout cas. Je ne vois pas pourquoi d’autres seraient donc recalés. Maintenant il faut épouser l’air du temps. Nous sommes un certain nombre à avoir un certain âge. Peut-être qu’à un moment donné, nous devons réfléchir à ce que nous pouvons donner à notre pays au-delà d’un certain âge. Nous remarquons qu’il y a de petites choses qui méritent d’être adaptées. J’essaierai de voir avec les uns et les autres, ce que nous devons modifier. Mais ce n’est pas dans une intention pour moi de ne pas avoir d’adversaires. Je ne suis de cette trempe-là», s’est défendu le chef de l’Etat. Mais pour l’ancien ministre Alain Lobognon, rien ne justifie à ce jour la nécessité d’apporter des modifications à l’actuelle constitution en Côte d’Ivoire : «En 2016, à la surprise générale, le Président de la République, M. Alassane Ouattara a promulgué une nouvelle Constitution présentée comme la plus achevée au Monde.  À cause de la Constitution, des milliers d’Ivoiriens ont perdu la vie.  À cause de la Constitution, la Côte d’Ivoire a été divisée.  À quelques cinq mois de l’année électorale, rien, absolument rien ne justifie que la Côte d’Ivoire modifie sa Constitution. Rien! Parce qu’au moment des débats à l’Assemblée nationale en octobre 2016, toutes les observations pertinentes des Députés ont été rejetées par les représentants du Président de la République».

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Une modification avant octobre 2020 ?

Poursuivant, le député de la commune de Fresco a marqué son opposition à l’idée d’une révision de la constitution avant la date de la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire : «Légaliste, nous le resterons jusqu’au bout en militant activement pour que cette Constitution de 2016, ne subisse aucune modification avant l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.  Rejoignez-nous au MVCI pour que la Constitution ivoirienne ne devienne pas la chose du Rhdp.», a indiqué l’ancien ministre des sports. Outre les oppositions à ce projet, le maire de la commune de Tiassalé se montre plutôt favorable à cette révision constitutionnelle, à condition que la réforme porte sur l’instauration de la limite d’âge.

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