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Etudiants non-inscrits : l’Université de Cocody rend son verdict

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INSCRIPTION A L’UNIVERSITE – Il y’a quelques semaines, des centaines d’étudiants organisaient une marche à l’Université de Cocody pour exiger la réouverture des inscriptions au titre de l’année académique 2017-2018. Après avoir sollicité à diverses reprises la présidence du campus, les non-inscrits ont décidé de lancer un appel au président de la République à travers une lettre ouverte. Mais cette tentative risque d’avoir très peu de succès, puisque la présidence du campus de Cocody vient de rendre son verdict concernant la situation dans laquelle sont plongés quelques non-inscrits.

Le sort des centaines d’étudiants qui n’avaient pas été en mesure de s’inscrire à l’université de Cocody en Côte d’Ivoire est désormais connu. La présidence de l’Université vient de rendre sa décision concernant la requête introduite par les non-inscrits. Ils avaient, pour plusieurs raisons, dont financières, raté les délais accordés pour les inscriptions au titre de l’année académique 2017-2018 à l’Université. Ils avaient sollicité l’intervention du chef de l’Etat dans une lettre ouverte, mais sans succès. Selon la direction de l’Université Félix Houphouët Boigny, les étudiants concernés par les inscriptions au titre de l’année 2017-2018 devront se résoudre à rependre leur année. Le Vice-président du campus de Cocody a déclaré que la requête introduite avait été jugée irrecevable.

Le verdict est tombé pour les non-inscris de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody. Malheureusement, les étudiants n’auront aucune chance de régulariser leur situation à la scolarité selon le vice-président du campus : «Accepter la réouverture des inscriptions pour l’année universitaire 2017-2018, c’est cautionner la tricherie, la fraude et accepter les actes d’incivilité que dénonce le chef de l’État», a fait savoir le professeur Affian Kouadio. Des centaines de non-inscrit avaient entamé une marche à l’université pour réclamer la réouverture des inscriptions pour l’année académique 2017-2018. Réagissant à ces cas spéciaux, le révérend Camille Makosso avait aussi plaidé en faveur de leur réintégration : «Nous apprenons avec stupéfaction que plus de 5.000 étudiants de l’université de cocody sont menacés d’expulsion conformément à un retard d’inscription de l’année 2017 -2018.  Excellence, que deviennent ces étudiants avenir de notre pays et de leur famille.  Pourquoi la direction de l’université opère de façon aussi radicale sans tenir compte des 12 années de sacrifice de ses jeunes ont consacrés à leur étude depuis leur tendre enfance.  Un état à la responsabilité de protéger son avenir et l’avenir d’une nation est l’université et ses étudiants.». Pour sa part, le vice-président de l’université avait souligné que plusieurs délais avaient été accordé aux non-inscrits : «Mais pour prendre en compte d’éventuels retardataires, 3 prorogations ont été accordées, aux termes desquelles 51 588 étudiants se sont inscrits». S’ils ne pourront pas régularisé leur situation, ils ne seront pas exclus de l’université : «Nous leur avons signifié l’irrecevabilité de leur requête et leur avons offert une porte de sortie, qui est la réintégration», annonce le vice-président de la Fac. Outre les centaines d’étudiants concernés par les inscriptions, un étudiant en Belgique vit quasiment la même situation. Ce dernier pourrait regagner son pays, s’il n’a pas régularisé sa situation avec l’université de Cocody.

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Un étudiant ivoirien en Belgique concerné

«Je suis étudiant ivoirien résident en Belgique pour la poursuite de mon cursus Universitaire, en Master de droit pénal et de procédure pénale internationale….Je suis au nombre des étudiants n’ayant pu s’inscrire dans les délais fixés par la scolarité pour l’année académique 2017-2018 pour un cas de force majeure et pour des raisons imputables à l’administration même de l’université Félix Houphouet Boigny de Cocody.  Ayant réussi les examens du Master 1 en droit privé au sein de l’université Félix Houphouet Boigny, j’ai été sélectionné et admis après une préinscription, à étudier dans une université belge sous réserve de la production de certains documents.  A présent, je suis menacé d’exclusion et d’expulsion vers la Côte d’Ivoire, si je n’arrive pas à produire mes relevés de notes et diplômes de l’année 2017-2018», déclarait-il en promettant une grève de la faim devant l’ambassade de Côte d’Ivoire en Belgique.

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