Accueil ACTUALITÉ Bédié juge illégal la candidature de Ouattara en 2020

Bédié juge illégal la candidature de Ouattara en 2020

Présidentielle en Côte d’Ivoire – Au cours d’une interview exclusive accordée à Jeune Afrique, le premier responsable politique du PDCI RDA est revenu sur la supposée candidature de son ancien allié, Alassane Ouattara. Pour Henri Konan Bédié, l’adoption d’une nouvelle constitution ne fait pas pour autant jouer le principe de la non rétroactivité de la loi en sa faveur. Pourtant, il y’a quelques mois, le président ivoirien confiait qu’il était parfaitement éligible pour deux nouveaux mandats en Côte d’Ivoire. Le président du Pdci estime pour sa part que la supposée candidature de son ancien allié politique ne saurait avoir lieu en l’Etat actuelle de la Constitution ivoirienne, à moins d’une révision des textes selon le chef du Pdci.

A l’instar des débats qui s’enflent autour de la commission électorale, le troisième mandat du président ivoirien suscite toujours une grosse polémique en Côte d’Ivoire, notamment au sein de la classe politique. Ses adversaires politiques restent fermes sur la question, aucune possibilité pour Ouattara de briguer un troisième mandat en Côte d’Ivoire. Au cours d’une interview accordée au média Jeune Afrique, le président du Pdci Rda a affirmé que le président actuel n’était guère éligible, même si certains bruits de couloir indiquent que le principe de la non retroactivité de la loi pourrait jouer en sa faveur. Agé de 85 ans, Henri Konan Bédié n’écarte pas pour sa part une candidature à la prochaine présidentielle. Cependant, le chef du Pdci écarte Ouattara de la liste des potentiels adversaires politiques en 2020.

S’il était resté silencieux sur la candidature de Ouattara en 2020, Henri Konan Bédié a finalement brisé le silence en prenant position sur sujet. Malgré la suppression de la limite d’âge, le chef du PDCI estime que l’actuel dirigeant ne peut prétendre à un nouveau mandat présidentiel en Côte d’Ivoire. Interrogé par Jeune Afrique sur cette candidature de l’actuel diriegant, Henri Konan Bédié révèle : «Non, car contrairement à moi il n’a pas le droit de se présenter». Poursuivant le patron du Pdci affirme que la constitution ivoirienne est claire sur le sujet : «Non. La limite, c’est deux mandats, c’est écrit dans la Constitution. Un troisième mandat ne serait pas acceptable, ni pour moi ni pour le pays. S’il le fait, vous entendrez le tapage que cela fera.». Au cours d’une interview accordée à RFI il y’a quelques mois, Ouattara Alassane affirmait pourtant être éligible à la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire : «C’est très clair. Je peux me représenter si je le souhaite. C’est une nouvelle Constitution qui a touché non seulement à l’exécutif, avec un poste de vice-président, qui a touché au législatif avec la création d’un Sénat, qui a touché au judiciaire, avec la création de nombreuses cours plutôt que des chambres. C’est une toute nouvelle Constitution. Et tous les avis juridiques que j’ai consultés me confirment que si je veux être candidat en 2020, je peux l’être. Et ce serait conforme à la Constitution».

Ouattara et Bédié réservent leur réponse pour 2020

Durant son interview accordée à Jeune Afrique, le président du Pdci Rda a été interrogé sur sa propre candidature à la prochaine élection en Côte d’Ivoire : «Vous le saurez au deuxième semestre de 2020, lorsque la convention d’investiture désignera le candidat du PDCI. Par le passé, j’ai été président de la République mais jamais je n’ai été candidat. On est toujours venu me chercher… Si le parti vient me chercher, alors je verrai dans quel état physique et personnel je serai». Alors que sa candidature fait toujours débat, Ouattara Alassane dit également réserver sa réponse pour 2020 : «je donnerai ma réponse en 2020. Il y a beaucoup d’hypothèses que vous imaginez, mais il y a une recomposition politique qui se déroule en Côte d’Ivoire. En tant que démocrate, j’estime que c’est une excellente chose. Et je souhaite d’ailleurs qu’il y ait une clarification, que ceux d’entre nous qui sommes des libéraux sociaux, soyons d’un côté et les autres qui sont d’une autre tendance soient de l’autre côté.».

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