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Présidentielle en Côte d’Ivoire : une guerre stratégique

Présidentielle en Côte d’Ivoire : une guerre stratégique

Election présidentielle 2020 – Les principaux partis politiques du pays sont déjà en ordre de bataille pour la victoire à la prochaine élection prévue dans moins de quatorze mois. Selon les révélations de la Lettre du Continent, l’actuel parti au pouvoir rêve déjà d’une victoire nette dès le premier tour de ce scrutin très attendu, avec un score qui se situerait autour de 67%. Cette victoire au premier tour pourrait devenir une réalité si l’opposition ivoirienne se présente en rangs dispersé au prochain scrutin. Pour certains analystes politiques, le FPI et le PDCI qui projettent de s’unir avec éventuellement d’autres forces de l’opposition, devraient présenter un ticket unique d-s le premier tour, pour contrecarrer les plans du parti unifié.

La clé de la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire réside incontestablement dans le jeu des alliances politiques. Après la coalition entre le RDR et le PDCI, le pays vit à l’aube d’une nouvelle alliance politique au sein de l’opposition, une alliance qui devrait réunir dans le même camp le Pdci et Fpi, deux forces politiques idéologiquement opposées. Face à cette alliance entre libéraux et socialistes, le RHDP du président Ouattara Alassane. Après avoir réaffirmé ses ambitions pour la prochaine élection, le parti unifié travaillerait désormais à une victoire dès le premier tour du scrutin, comme ce fut le cas en octobre 2015, face à une opposition quasi-inexistante. Selon les nouvelles révélations de La Lettre du Continent, le pouvoir en place compte jouer sur les divisions au sein de l’opposition pour s’assurer d’une victoire dès le premier tour du prochain scrutin.

Les alliances politiques seront déterminantes dans la prochaine course à la présidentielle en Côte d’Ivoire. Fort de ce constat, le RDR a réussi à rallier à sa cause de réunification des houphouëtistes, plusieurs partis politiques. Même si le PDCI d’Henri Konan Bédié a officiellement quitté le navire du parti unifié, le parti présidé par Ouattara compte dans ses rangs de nombreux soldats du Pdci, le Vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan ou encore Affi Patrick, le très discret secrétaire général à la Présidence de la République. Selon les révélations faites par la Lettre du Continent dans son nouveau numéro, le parti de Ouattara travaille à une victoire dès le premier tour : «En ordre de bataille après le remaniement opéré début septembre par Alassane Ouattara, les cadres du Rassemblement des houphouêtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) se persuadent à longueur de réunions qu’une victoire dès le premier tour est possible. Selon des projections internes, le RHDP se prend à rêver d’obtenir 67% des suffrages dès le premier tour, notamment grâce à la multiplication des candidatures d’opposition. Les calculs des barons du RHDP se basent sur un taux de participation avoisinant les 70% du corps électoral, soit 8 millions d’électeurs. Tandis que son parti pratique la méthode Coué, le président ivoirien, lui, joue les sphinx. S’il a théoriquement décidé de passer le relais à son premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, Alassane Ouattara continue de laisser planer le doute sur une potentielle candidature auprès de plusieurs de ses visiteurs, suscitant un véritable brouillage ( LC n°806).», écrit le bimensuel. Conscient de l’enjeu, le FPI et le PDCI, deux partis opposés sur le plan idéologique, projettent de se donner la main pour combattre le parti unifié en 2020. Et cette alliance pourrait donner du fil à retordre au Rhdp si les deux partis trouvaient un consensus sur un ticket unique à présenter en octobre 2020, ce qui semble peu probable.

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Une alliance Soro, Bédié, Gbagbo en 2020 ?

«Début septembre, lors d’un tête-à-tête avec Guillaume Soro à Paris, Bédié a tenté de le convaincre de rejoindre son projet d’alliance. Néanmoins, l’inimitié de Laurent Gbagbo pour Guillaume Soro, qui fut son premier ministre avant de s’allier avec Alassane Ouattara, fragilise le projet tripartite souhaité par HKB. Ce dernier peut néanmoins surfer sur la réussite du premier meeting conjoint entre le PDCI et le FPI à Abidjan le 14 septembre.», révèle La Lettre du Continent dans son nouveau numéro.

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